Tremblement de terre meurtrier en Haïti — solidaires avec les Haïtiens du Québec!
Dans un monde assombri par la pandémie, dans une ville de New York encore hantée par le terrible cauchemar d’il y a 20 ans, comme une revanche de la vie et de l’amour, Leylah Fernandez et Emma Raducanu nous ont réappris à sourire et à rêver. (Photo: www.usopen.org)

Leylah Fernandez et Emma Raducanu, deux contes de fées au coeur de New York

Leylah Annie Fernandez, 19 ans, née à Montréal d’un père équatorien et d’une mère philippine. Emma Raducanu, 18 ans, qui vit en Grande-Bretagne depuis l’âge de deux ans, née à Toronto d’un père roumain et d’une mère chinoise.

New York, championnats internationaux de tennis des États-Unis US Open, septembre 2021. On dirait deux contes de fées... Mais comment expliquer les exploits hors de l’ordinaire de ces deux filles d’immigrants que presque personne ne connaissait jusqu’à tout récemment?

Mihai Claudiu CRISTEA

Aveuglante liberté personnelle

Quand la COVID-19 n’était que littérature ou cinéma de sciencefiction, dans la Roumanie des années 80 dirigée par le dictateur communiste Nicolae Ceausescu, l’État coupait l’électricité presque chaque soir, même en plein hiver, en prétextant qu’il fallait faire des efforts et des économies pour payer les dettes envers les pays étrangers. Dans les appartements, il faisait terriblement froid pendant l’hiver. Et il faisait noir, peu importe la saison. (...)

Du moins en théorie, nous ne portions pas de masque. Et pourtant les mâchoires de la plupart d’entre nous étaient bloquées 24 heures sur 24 par des masques invisibles. Chaque mot de trop pouvait nous coûter cher. Ceux et celles qui osaient enlever leur masque pour critiquer le régime, demander des aliments dans les magasins, des médicaments dans les hôpitaux ou du chauffage dans les logements risquaient de se faire arrêter, de se faire battre et de se retrouver en prison. Scander le mot «liberté» sur la place publique ou même évoquer cette notion dans un cercle restreint était souvent synonyme de suicide.

Comme de nombreux autres immigrants du Québec et d’ailleurs, je connais bien ce à quoi ressemble une dictature. Une vraie dictature. (...) C’est pour cela que depuis le début de la pandémie, j’ai du mal à comprendre les slogans des manifestants antimasques et antivaccins, contre le récent passeport vaccinal et contre la supposée «dictature sanitaire» au nom de leur liberté personnelle.

Mihai Claudiu CRISTEA

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Les lieux et les activités où vous devez présenter le passeport vaccinal COVID-19 au Québec

Depuis le 1er septembre 2021, le passeport vaccinal COVID-19 permet l’accès à certains lieux ou la participation à certaines activités non essentielles uniquement aux personnes adéquatement protégées contre la COVID-19 ou à celles qui ont une contre-indication reconnue à la vaccination. Ce passeport est exigé sur tout le territoire du Québec pour les personnes de 13 ans et plus.

En résumé, vous devez (entre autres) présenter votre passeport vaccinal: lors des activités sportives et physiques qui ont lieu à l’intérieur et parfois à l’extérieur; à l’occasion d’événements et festivals extérieurs; dans les salles de spectacle et de cinéma; dans les salles où se produisent des événements sportifs; dans les bars et restaurants; dans les centres et parcs d’attractions; dans les centres d’amusement et récréatifs, dans les parcs aquatiques, etc. (...)

Par exemple, dans la catégorie «sports et activités physiques», le passeport vaccinal est requis pour toutes les activités pratiquées à l’intérieur. Il est également requis pour les activités suivantes lorsqu’elles sont pratiquées à l’extérieur: sports d’équipe; sports nautiques et embarcations en double ou plus; sports de combat; rallye automobile (deux et plus dans le véhicule); sauvetage sportif; toutes activités qui nécessitent des contacts fréquents ou prolongés, y compris à l’occasion d’une activité parascolaire.

L.I.C. — Source : www.quebec.ca

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no. 190, Septembre 2021
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Grand rassemblement pour dire NON à la haine contre les Noirs à Québec

Comme vous avez pu le lire dans un ample article publié dans notre édition d’août dernier, un collage photographique sur mur de Wartin Pantois et une fresque sur rue du peintre Jean-Marc Ouattara portent un vibrant message de la communauté noire de Québec, depuis le 16 août 2021, rappelant à tous ceux et celles qui fréquentent le centre-ville de Québec que «La vie des Noir.e.s compte». Vous avez pu aussi y apprendre que seulement trois jours après son inauguration le collage photographique sur mur a été vandalisé. Sur les visages des personnes noires photographiées a été écrite en grand (par un ou des auteurs encore inconnus) la mention «Kebe-quoi?». (...)

Malheureusement, deux semaines plus tard, la même oeuvre de l’artiste Wartin Pantois, située sur la rue Réal dans le quartier Saint-Jean-Baptiste, a été de nouveau vandalisée. Elle a été recouverte de mots difficiles à digérer et même à reproduire, soit «sales nègres». Ces mots ont dû être effacés à cause de leur impact psychologique majeur sur la population en général et sur la communauté noire en particulier.

À la suite de ce deuxième acte de vandalisme, le Collectif du projet de fresque Black Lives Matter a organisé le 26 septembre 2021 un grand rassemblement réunissant une centaine de personnes pour dire non à la haine contre les Noirs à Québec devant la murale doublement vandalisée située sur la rue Réal (au coin des côtes d’Abraham et Sainte-Geneviève). «Trop c’est trop! Nous ne devrons plus nous taire, car se taire c’est laisser le champ libre à ces racistes qui pourraient passer à l’acte. Le fil est mince entre la parole ou les écrits haineux et un geste physique violent qui peut blesser et tuer. Nous ne voulons pas en arriver là», affirment les organisateurs du rassemblement. (M.C.C.)

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Finie, la distanciation sociale COVID-19 dans les avions!

Si jamais vous avez le goût de faire un voyage en avion actuellement, sachez que même si nous sommes en pleine pandémie de COVID-19, la distanciation sociale y est chose du passé. Que vous soyez à bord d’un vol transatlantique entre Paris et Montréal ou d’un vol domestique au Canada, vous devez vous attendre à avoir des voisins immédiats. Après avoir été contraintes de clouer au sol leurs avions pendant de longs mois une bonne partie de l’année 2020 et au début de 2021, les compagnies aériennes du Canada et d’ailleurs ont abandonné majoritairement (sinon en totalité) la règle peu rentable d’un siège ou d’une rangée libre entre les passagers, qui s’appliquait durant la première année de la pandémie.

De plus, même si le port du masque est obligatoire en tout temps à bord des avions, à l’exception des moments où un repas est servi par les membres de l’équipage, la situation est différente dans la pratique. À 15 ou 20 cm de vos voisins durant des heures, il est important de savoir qu’en réalité, certains pourraient porter le masque sur la bouche seulement, s’endormir la bouche ouverte sans masque, éternuer ou même tousser à répétition.

Voici quelques conseils de voyage qui peuvent vous être utiles pour limiter les risques de contamination à bord d’un avion dans ce nouveau contexte pandémique: ne voyagez que si c’est strictement nécessaire et (si possible) pleinement vacciné contre la COVID-19; restez calme et demandez poliment à vos voisins moins rigoureux de bien porter le masque durant le vol; signalez aux agents de bord (avec discrétion) le non-respect du port du masque pour éviter un conflit direct avec les passagers récalcitrants; essayez de ne pas faire servir votre repas en même temps que celui de vos voisins de siège. (Mihai Claudiu CRISTEA)

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