Collectes de fonds pour la famille d'Oscar Anibal Rodriguez

La communauté latino-américaine de Québec est en deuil. Préposé aux bénéficiaires au CHSLD Saint-Antoine, Oscar Anibal Rodriguez, Argentin d’origine, 57 ans, a perdu la lutte contre le nouveau coronavirus, contracté durant son travail. Déclaré positif à la COVID-19 avant les Fêtes, après avoir cessé de donner signe de vie à sa famille en Argentine, il a été retrouvé mort le 2 janvier 2021, seul dans son appartement à Québec.

Vous pouvez soutenir la famille endeuillée d’Oscar Rodriguez par le biais d’une des deux collectes de fonds lancées à Québec par Mme Julie Chantal, préposée aux bénéficiaires, collègue de travail de M. Rodriguez, et par M. Max Férandon, écrivain d’origine française et préposé aux bénéficiaires à l’Hôpital Jeffery Hale, collectes soutenues par la CASA latino-américaine de Québec. Vous pouvez faire votre don ci-dessous, selon votre choix. (M.C. CRISTEA)

Collecte de fonds organisée par Julie Chantal : Collecte de fond pour la famille d'Oscar Rodriguez (gofundme.com)

Collecte de fonds organisée par Max Férandon Facebook

Des «youyous» au Grand Théâtre de Québec

Lynda Thalie, une Algérienne qui fait danser les Québécois

C’est devant une assistance nombreuse que la chanteuse québécoise d’origine algérienne Lynda Thalie a passé avec succès son premier test de spectacle en solo dans la ville de Québec. Elle s’est en effet produite, le 18 février dernier, à la Salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre de Québec, quelques mois après la sortie de son dernier album « La rose des sables ».

Il ne fait aucun doute que cette soirée restera un moment fort dans la carrière de l’artiste. Habillée en noir, avec un brin de ressemblance avec la grande chanteuse libanaise Majda Erroumi, Lynda Thalie était rayonnante. Rapidement, une vraie symbiose s’est opérée entre elle et le public de Québec, qui l’a découverte lors de ses apparitions dans les spectacles d’été et notamment à l’occasion des festivités du 400e de Québec. Il faut noter que l’écrasante majorité du public présent au Grand Théâtre était composée de Québécois «de souche». Pourtant, des «youyous» - ces cris de femmes arabes qu’on entend lors des fêtes familiales -, dont on aurait dit qu’ils provenaient tout droit des quartiers populaires d’Alger, fusaient de la salle. Il faut dire que Lynda Thalie a réussi à faire danser le public et à le faire voyager grâce à de multiples rythmes musicaux : algériens, orientaux, de flamenco, du folklore québécois. Outre plusieurs chansons de ses albums (Galouli, Kfaya,…), l’assistance a eu droit à des reprises de chansons connues (Je suis une femme amoureuse, Mon amie la rose, Y a Rayeh) réinventées par la chanteuse qui, en leur donnant un cachet personnel, les rendaient tout aussi agréables à écouter. Lynda Thalie s’est même risquée à prendre de longues minutes pour raconter « un moment de déchirement » dans sa vie, que fut son départ d’Algérie pour le Québec alors qu’elle n’avait que 14 ans. Aujourd’hui, elle se définit comme une artiste universelle, attachée à ses origines et complètement épanouie dans son pays d’adoption.

Depuis son spectacle donné à Alger à l’été 2005, on peut affirmer que Lynda Thalie a décidément franchi un cap important. Elle est à présent mûre pour conquérir un large public, que ce soit au Québec, où on semble l’avoir définitivement adoptée, ou en Algérie, où elle se produit chaque année. Le spectacle de Québec est l’une des étapes d’une tournée internationale qui doit mener la chanteuse au Mexique, en Europe, au Maroc, en Algérie et au Moyen-Orient. À la fin du spectacle, plusieurs dizaines d’admirateurs ont eu droit à une séance de dédicaces de l’album « La rose des sables ». Il faut enfin signaler que Lynda Thalie vient de remporter deux prix au Gala SOBA : artiste du monde et album francophone de l’année.

Rabah MOULLA / Article publié dans le numéro de mars 2009.