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L’attentat terroriste du 29 janvier 2017 a généré une énorme vague d’émotion et de solidarité humaine avec la communauté musulmane de Québec. (Photo: LIC)

Comment faire pour traiter la peur de l’islam à Québec et au Québec?

Depuis le 29 janvier 2017, jour de l’attentat perpétré par Alexandre Bissonnette à la Grande Mosquée de Québec, nous avons la preuve que le terrorisme n’est pas uniquement islamiste comme on pourrait être tenté de le croire après la série d’attentats commis au nom de l’islam à Paris, à Nice, à Bruxelles, à Boston, à Londres, à Berlin, à Ouagadougou, à Saint-Jean-sur-Richelieu ou à Ottawa. Mais cette tragédie qui a généré une énorme vague d’émotion et de solidarité humaine avec la communauté musulmane de Québec est loin d’avoir effacé la peur de l’islam à Québec et au Québec.

Peut-on soigner cette peur, très mal exprimée par le mot «islamophobie», et si oui, comment? (Mihai Claudiu CRISTEA)

Quelques conseils pour bien choisir SON chemin vers l’emploi à Québec

Pour réussir son intégration, il n’y a pas de chemin tout tracé. Chaque nouvel arrivant doit choisir la voie appropriée à sa situation. Avant de se lancer dans cette aventure, il faut identifier les bons titres d’emploi qui correspondent à son profil et comprendre comment s’exerce sa profession au Québec. Comme pour toute campagne marketing, on doit connaître son public cible pour réussir à bien se «vendre».

Avant d’investir temps et argent dans une formation, il faut valider si celle-ci est vraiment nécessaire ou s’il faut simplement être patient dans sa recherche d’emploi. Attention à identifier la bonne formation en fonction de l’emploi visé. Il n’est pas recommandé de compléter une formation universitaire pour un emploi pour lequel on exige un diplôme collégial. Une simple mise à jour de ses compétences est parfois suffisante. Une multitude de formations d’appoint sont offertes dans les établissements scolaires et certains organismes en employabilité.

Parfois, la réorientation de carrière est de mise lorsque la demande dans son domaine est faible ou lorsque l’on n’est pas prêt à investir temps et argent pour obtenir le permis de pratique d’un métier réglementé. Certaines formations, comme les AEC, permettent d’apprendre un nouveau métier en moins de deux ans.

Pour bien choisir sa nouvelle profession et sa formation, il est possible de consulter un conseiller en orientation qui vous aidera à identifier votre profil de travailleur et les possibilités du marché du travail.

Enfin, la consultation des répertoires suivants (la liste n’étant pas exhaustive) permet de trouver de l’information utile et des organisations d’aide à l’intégration professionnelle: emploiquebec.gouv.qc.ca, services-immigrant-quebec.com, 211quebecregions.ca.

Martine BOUTIN, conseillère en développement de carrière à Option-travail

Andres Felipe De Alba, un jeune champion de karting qui rêve de Formule 1

Avant de devenir champion canadien de karting Rotax junior (13-15 ans) en 2016 à Mont-Tremblant, Andres Felipe De Alba Escobar a été champion québécois de karting Micromax en 2012. En 2013, il a été vice-champion du Québec dans la même catégorie. En 2016, il a représenté le Canada à Sarno en Italie au championnat mondial de karting Rotax junior, où il s’est classé sixième.

Né en 2000 en Colombie, Andres est un peu timide devant le micro. Il serait cent fois plus à l’aise derrière le volant de ses kartings capables de rouler à 120 km/h. On lui demande quels sont ses atouts par rapport à ses adversaires: «Un atout, c’est peut-être mon sang-froid dans les courses. Si j’ai un dépassement à faire, je sais où je dois le faire, comment le faire. Je n’essaie pas de faire un dépassement débile pour prendre des risques inutiles. C’est sûr qu’il faut prendre des risques si tu veux gagner, mais pas n’importe quel risque», nous confie Andres.

Il habite dans le quartier Les Saules dans une maison où ses médailles, ses diplômes et ses trophées auraient besoin d’une chambre à part pour être bien étalés. Par manque d’espace, la mère d’Andres a regroupé tous les moments de gloire de son garçon dans un coin au sous-sol de la maison. Les plus belles photos de concours habillent fièrement un mur au rez-de-chaussée. (…)

Le «but ultime» d’Andres Felipe De Alba, c’est la Formule 1. «Chaque pilote de courses d’automobiles rêve de cela. Mais il faut être réaliste, car c’est très compliqué. Il faut tout le temps donner plus d’argent que cela va en rapporter pour viser cet objectif. C’est pour cela qu’il faut avoir des commanditaires qui puissent financer ma participation aux courses», nous explique un peu amer le jeune pilote âgé de 17 ans. Si sa carrière dans le sport devait s’arrêter par manque de commanditaires, Andres pense à un virage professionnel vers le cinéma ou le droit. Mais ce qui accélère son pouls et alimente ses rêves, ce sont encore les moteurs qui s’emballent et le crissement des pneus sur la piste avant le départ...

Mihai Claudiu CRISTEA
L'édition imprimée
no. 147, Janvier 2018
3 000 exemplaires. 20 pages.
Disponible dès maintenant.
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