Explosions catastrophiques au Liban. Solidaires avec les familles des victimes et avec la communauté libanaise du Québec et du Canada.
La vice-première ministre du Canada Chrystia Freeland invoque souvent et avec fierté ses racines ukrainiennes. (Photo: twitter.com/cafreeland)

Chrystia Freeland, la preuve que le rêve canadien est bel et bien possible!

Née d’une mère immigrante qui a vu le jour dans un camp de réfugiés, la nouvelle ministre des Finances Chrystia Freeland, qui préserve son titre de vice-première ministre du Canada, invoque souvent et avec fierté ses racines ukrainiennes. Elle est l’exemple parfait générateur d’espoir que le rêve canadien d’une vie meilleure pour nous et nos enfants peut devenir réalité de Halifax à Vancouver, en passant par Montréal, Québec, Ottawa, Toronto ou Calgary.

Mihai Claudiu CRISTEA

Maria Peralta Guzman, courtier immobilier résidentiel P

Vos projets et vos rêves immobiliers sont ma passion!

Je mettrai à votre service toute mon expertise et mon énergie afin d’être à la hauteur de vos attentes. (Photo : France Bouchard, artiste photographe)

Depuis 2007, je suis votre personne de confiance pour vos financements hypothécaires. Toujours là pour la réalisation de tous vos projets, avec les meilleures solutions et au mieux de vos intérêts. Vous avez toujours pu compter sur moi pour mon entière disponibilité, mon dévouement et mon professionnalisme. Vous avez pu constater (ou vous pourriez le constater en me faisant confiance) que je suis une vraie passionnée de mon travail.

À partir de décembre 2019, j’ai ajouté une nouvelle corde à mon arc. Tout en demeurant dans le même domaine, je suis maintenant devenue courtier immobilier chez RE/MAX 1er CHOIX. Je vous propose donc de vous accompagner tout au long de votre projet immobilier pour le rendre réalisable.

Je suis aujourd’hui capable de vous aider à vendre ou à trouver la propriété de vos rêves ou tout type de propriété résidentielle de moins de cinq logements, du début jusqu'à la fin du processus. De plus, étant entourée d’un réseau de contacts très solide, je peux toujours continuer à m’occuper de votre financement hypothécaire. Et cela, avec l’excellent service auquel je vous ai habitué par le passé.

Vos projets et vos rêves immobiliers sont ma passion! Que ce soit pour la vente ou l’achat d’une propriété, je mettrai à votre service toute mon expertise et mon énergie afin d’être à la hauteur de vos attentes durant toutes les étapes de la vente ou de l’achat de votre résidence à Québec et dans la région de Québec. En français, en espagnol et en anglais.

MARIA PERALTA GUZMAN
Courtier immobilier résidentiel
5300, boul. des Galeries – Local 110, Québec (Québec) G2K 2A2
418 717-0414 (cellulaire) ou 418 683-9300 (bureau)
maria.p.guzman@remax-quebec.com
www.mariaperaltaguzman.com

Les morts de la COVID-19 ne font pas semblant!

Les adeptes purs et durs de la théorie de la conspiration n’arrêtent pas de crier sur les réseaux sociaux que la COVID-19 n’est qu’une manipulation mondiale dirigée par des forces obscures qui veulent «mieux contrôler la population par la peur». Les plus modérés affirment haut et fort dans la rue à Saint Georges-de-Beauce, à Saguenay, à Québec ou à Montréal que «c’est fini, la pandémie» et que tout doit revenir à la normale au plus vite. Selon ce verdict ahurissant, on pourrait donc penser que tous ceux et celles qui attrapent présentement le nouveau coronavirus au Québec, aux États-Unis, au Brésil, au Mexique, en France, en Italie, en Roumanie ou au Liban et qui en souffrent ou qui en meurent font semblant. C’est comme si tout n’était qu’une comédie ou un bal masqué qui a trop duré. (…)

Malheureusement, les centaines de cercueils entassés dans les églises italiennes au printemps dernier n’étaient pas juste un sombre décor d’une pièce de théâtre sur la grippe espagnole. Dans ces cercueils étaient allongés des hommes et des femmes qui ont eu une vie, des noms et des proches. Les presque 6 000 Québécois et Québécoises dont la vie a été fauchée par la COVID-19 lors des six derniers mois n’ont pas été cachés dans des tunnels souterrains spécialement creusés «avec l’argent de nos taxes»…

Il me revient en mémoire les paroles récentes d’une docteure roumaine qui invitait les manifestants antimasques de Bucarest à venir voir dans son hôpital comment ses patients souffrant de la COVID-19 «font semblant de s’étouffer». Et après cela, s’ils croient toujours que le nouveau coronavirus n’existe pas, s’ils se disent encore convaincus que tout cela n’est que du théâtre, qu’ils enlèvent sur le champ leurs costumes de protection avec lesquels ils sont entrés… Difficile de croire qu’un seul chat, parlant roumain et capable de marcher sur deux pattes, ait répondu à cette brillante invitation. (…)

Chaque manifestation antimasque au Québec ou dans mon pays d’origine me rappelle à quel point certains de nos concitoyens et compatriotes manquent de sensibilité et d’empathie envers les autres. Il faut que quelqu’un de leur entourage immédiat souffre de la COVID-19 ou en meure pour qu’ils soient capables de raisonner, pour qu’ils puissent voir autre chose qu'un complot planétaire.

Mihai Claudiu CRISTEA

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Mon Liban, tu me tortures encore comme si je ne t’avais jamais quitté…

Nous sommes le 4 août 2020. Il est 11 h 42 en Ontario où je suis en vacances avec ma petite famille. J’essaye de payer le stationnement en utilisant une application sur mon téléphone pendant que mes enfants s’impatientent sur les bancs arrière. Je me dépêche tout en maudissant les nuages et le vent d’avoir gâché une autre journée de vacances. Cela nous aura pris deux jours en auto, plusieurs arrêts dont une nuit à l’hôtel, pour arriver à la plage et être déçus de la température. Je ne peux m’empêcher de penser que dans mon pays d’origine, le Liban, la mer est tout près de chez nous et en été, la pluie et le froid n’auraient jamais menacé nos sorties à la plage. (…)

Il est donc 11 h 42 sur mon téléphone et un ami qui demeure à Paris envoie un message au groupe WhatsApp: «Êtes-vous tous corrects?» Heureusement, les quelques membres qui demeurent encore à Beyrouth répondent par l’affirmative. Les groupes d’amis sur nos réseaux sociaux nous permettent de garder le contact malgré la distance. Nous sommes chacun dans un coin du monde: Dubaï, France, Suisse, Arabie Saoudite, Nigéria, Ghana, États-Unis, et bien sûr, quelques personnes qui restent encore au Liban. Pourquoi sommes-nous partis? Parce que notre avenir était si incertain. Parce que notre sureté était menacée. Parce que fonder une famille au Liban est un contrat que nous ne sommes pas tous prêts à signer. (…)

Comment garder espoir dans un pays dans lequel tu dois payer pour t’hydrater à l’eau potable, pour ensuite jeter ta bouteille de plastique à la mer, avec le reste de tes ordures non triées, mal entreposées et dont l’odeur t’accueille en sortant de l’avion quand tu viens visiter ta patrie? Comment gardes-tu espoir dans un pays dans lequel tu payes l’électricité et la génératrice et dans lequel, malgré cela, tu passes encore quelques heures par jour sans courant? (…) Comment donner encore une chance à cette terre qui abrite les souvenirs et surtout les êtres les plus chers à ton cœur, mais qui ne te représente plus? Mardi 4 août 2020, 11 h 42 (heure de l’Est). Je suis à des milliers de kilomètres de toi et tu me tortures encore comme si je ne t’avais jamais quitté. Mon Liban, je t’aime comme je te hais. Mais tu n’y es pour rien. L'homme t’a détruit.

Je m’empresse d’appeler ma famille. La voix de ma mère hystérique à l’autre bout du fil me rappelle pourquoi je suis au Canada.

Pamela BOU MALHAB, Québec

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L'édition imprimée
no. 178, Août 2020
3 000 exemplaires. 20 pages.
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Certains visiteurs qui se trouvent déjà en sol canadien pourraient recevoir un permis de travail

Les visiteurs qui se trouvent actuellement au Canada et qui ont une offre d’emploi valide pourront demander un permis de travail propre à leur employeur et, si la demande est approuvée, recevoir le permis sans avoir à quitter le pays grâce à une nouvelle politique publique annoncée le 24 août 2020 par l’honorable Marco E. L. Mendicino, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté.

Ce changement de politique temporaire est déjà en vigueur et profitera aux employeurs du Canada qui ont encore de la difficulté à trouver les travailleurs dont ils ont besoin, ainsi qu’aux résidents temporaires qui aimeraient travailler et utiliser leurs compétences à la reprise du Canada après la pandémie de COVID-19.

Pour être admissible, le demandeur qui cherche à bénéficier de cette politique publique temporaire doit avoir un statut de visiteur valide au Canada au 24 août 2020 et demeurer au Canada; avoir une offre d’emploi; présenter au plus tard le 31 mars 2021 une demande de permis de travail propre à un employeur qui est appuyée par une étude d’impact sur le marché du travail (EIMT) ou une offre d’emploi dispensée d’EIMT; satisfaire à tous les autres critères d’admissibilité standards. (…)

Avant cette politique publique temporaire, une personne qui présentait une demande à titre de résident temporaire devait généralement demander son permis de travail initial avant de venir au Canada. Si celle-ci était déjà au Canada avec le statut de visiteur au moment où elle était approuvée pour un permis de travail, elle devait alors quitter le Canada et revenir avant que son permis de travail ne lui soit délivré.

Tous les types de visiteurs qui répondent aux critères peuvent présenter une demande en vertu de cette nouvelle politique publique, notamment les titulaires de super visa, les visiteurs d’affaires et ceux qui sont entrés au Canada au moyen d’une exemption de permis de travail de la Stratégie en matière de compétences mondiales. (L.I.C. — Source : Gouvernement du Canada) Les étrangers qui sont arrivés au Canada à titre de visiteurs après le 24 août 2020 ne sont pas admissibles en vertu de la politique publique. (L.I.C. — Source : Gouvernement du Canada)

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Une jeune Québécoise à la recherche de ses racines salvadoriennes

Née à Québec de l’amour d’un Salvadorien «pure laine» et d’une Québécoise «pure laine», la jeune Anaïs Campos, 28 ans, n’a pas le moindre doute concernant son identité. Elle se définit comme Québécoise tout court. Anaïs a fait des études collégiales au Cégep de Sainte-Foy en design industriel pour bifurquer finalement vers le domaine de la construction. Présentement, elle travaille comme assistante chargée de projet chez un entrepreneur général qui se spécialise dans le réaménagement de bureaux.

Par crainte de l’empêcher de réussir dans la vie, son père d’origine salvadorienne, Antonio Campos, arrivé au Québec en 1982, a fait le choix de ne pas trop cultiver ses racines latino-américaines auprès de sa fille. À la maison, la plupart du temps, les communications se sont faites en français. «Je comprends le choix de mon père. Il a voulu m’aider. Il a voulu me tenir loin des histoires de misère, de pauvreté et de violence du Salvador dont il me parlait parfois quand j’étais petite. C’est la raison pour laquelle je ne parle pas couramment l’espagnol. En revanche, je le comprends», nous raconte Anaïs en début d’entrevue.

La double identité d’Anaïs Campos (la voix du sang peut-être) a fait en sorte qu’avec le temps, elle a eu de plus en plus le goût de découvrir ses racines salvadoriennes. Fille unique, elle est allée au Salvador à deux reprises. «La première fois, c’était avec mes parents, quand j’avais autour de 15 ans. Nous logions dans un hôtel, parce que même à ce jour, c’est un pays très violent. Mon père voulait nous introduire un peu à la culture, mais pas nécessairement nous héberger là où il est né à Saint Miguel, parce que c’est encore très pauvre. On a fait deux allers-retours pour visiter son village. Mais moi, six ans plus tard, quand j’ai eu 21 ans, j’y suis retournée seule. J’ai alors compris la notion du danger durant les dix jours de mon voyage au Salvador. (…) Est-ce que ma fibre latino-américaine a vibré quand j’étais là?... Je n’étais pas venue là-bas en quête d’identité. Moi, je suis Québécoise, mais de nature, je suis très curieuse. Je voulais juste en savoir un peu plus sur la culture du pays de mon père. Je ne m’identifie pas à la culture salvadorienne. Probablement parce que je ne parle pas la langue du pays, je me suis sentie comme une étrangère», nous a confié Anaïs Campos. (Mihai Claudiu CRISTEA)

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