Fusillade au Nouveau-Brunswick. Solidaires avec Fredericton!
Québec n’est plus une ville «pure laine», «tissée serrée» et «unilingue francophone». (Photo: LIC)

Adieu «Blanche-Neige»! Bonjour Québec métissée!

Depuis quelques années, Québec a de moins en moins l’air d’une ville «pure laine», «tissée serrée» et «unilingue francophone». Il suffit de regarder dans les rues de Sainte-Foy, Limoilou, Beauport, Charlesbourg, Vanier, Saint-Sauveur ou Val-Bélair pour voir que Québec n’est plus la ville «Blanche-Neige» d’il y a 15 ou 20 ans. En 2018, la capitale est capable de remplir six autobus d’immigrants montréalais prêts à quitter la métropole pour vivre et travailler à Québec. C’est du jamais vu!

Mihai Claudiu CRISTEA

Heureusement, notre ville d’adoption a changé

Dans son virage multiculturel, la ville de Québec est partie de très loin. Je n’ai aucune raison de douter de la véracité des propos d’un entrepreneur noir de la capitale qui me confiait en entrevue qu’à son arrivée à Québec, il y a une vingtaine d’années, certaines personnes blanches changeaient de trottoir pour ne pas le croiser dans la rue. Sa simple présence faisait peur. Une telle scène me semble inconcevable aujourd’hui.

Heureusement, notre ville d’adoption a changé. Depuis quelques années, Québec a de moins en moins l’air d’une ville «pure laine», «tissée serrée» et «unilingue francophone». Il suffit de regarder dans les rues de Sainte-Foy, Limoilou, Beauport, Charlesbourg, Vanier, Saint-Sauveur ou Val-Bélair pour voir que Québec n’est plus la ville «Blanche-Neige» d’il y a 15 ou 20 ans. Croiser un Noir, un Latino-américain, un Maghrébin ou un Asiatique à Québec, en dehors du Vieux-Québec, n’a plus rien d’extraordinaire. À la banque ou au supermarché, nous nous faisons servir de plus en plus souvent par des employés immigrants appartenant aux minorités visibles.

En 2001, selon Statistique Canada, il y avait seulement 17 000 immigrants à Québec. Aujourd’hui, nous sommes plus de 37 000. Environ 50% des immigrants installés à Québec quittaient au bout de deux ans pour s’installer à Montréal, à Toronto ou retourner au pays d’origine. Aujourd’hui, le taux de rétention frôle les 90%, signe que Québec est une ville nettement plus accueillante pour les immigrants. Il y a 15 ans, à la mairie de Québec, on estimait qu’il était impossible de convaincre des immigrants montréalais de changer de ville pour s’installer à Québec. Cette année, le SOIT et ses partenaires montréalais nous ont démontré encore une fois le contraire. Durant la Foire de l’emploi 2018, on a eu besoin de six autobus pour transporter les 240 immigrants montréalais venus à Québec pour se chercher un emploi. C’est du jamais vu!

La révélation de ce virage multiculturel majeur de la capitale je l’ai eue tout récemment à l’accueil de la Caisse Desjardins de Québec dans Vanier en découvrant la photo géante d’un jeune noir accompagnée du texte suivant : «BIENVENUE! Aujourd’hui, trois agents sont disponibles pour vous». On appelle cela une bonne représentativité de la clientèle. En file d’attente, près de cette affiche surprenante, nous étions six personnes, dont deux de race noire.

J’aime croire que ce changement de visage apportera aussi un changement des mentalités.

Le gouvernement du Québec mise sur l’arrivée massive des travailleurs de France

Par le biais d’un communiqué de presse publié le 22 juin dernier, le gouvernement du Québec parle d’un «succès exceptionnel» de la 18e édition des Journées Québec en France, événement qui a eu lieu à Paris les 26 et 27 mai derniers. Lors de cette activité de recrutement, 102 employeurs québécois étaient présents afin de pourvoir plusieurs centaines de postes dans des secteurs d’activité variés. Il s’agit d’un record, selon le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI). Plus de 1 750 candidats présélectionnés et souhaitant venir travailler au Québec ont ainsi pu participer à près de 5 000 entretiens d’embauche avec les représentants des entreprises québécoises. Fort de ce succès, l’événement sera de retour à Paris les 1er et 2 décembre 2018

«Le fort succès des Journées Québec confirme l’importance de cet événement pour aider le Québec à répondre aux besoins de main-d’œuvre des entreprises québécoises», estime M. François Blais, ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

«Alors que plusieurs régions du Québec font face à un important besoin de main-d’œuvre, l’immigration représente l’une des solutions. Les Journées Québec permettent à plusieurs partenaires régionaux de s’initier au recrutement international et contribuent à attirer des travailleuses et des travailleurs temporaires spécialisés dans des domaines en demande dans les différentes régions du Québec», a affirmé à son tour M. David Heurtel, ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion.

Les secteurs d’activité ciblés étaient les suivants : technologies de l’information; consultation, management, administration et comptabilité; génie; industrie aérospatiale; santé, sciences infirmières; métiers de l’eau et de l’environnement; industrie pharmaceutique et recherche clinique; génie environnemental et géotechnique; transformation du métal, usinage et soudure; mécanique et camionnage; jeux vidéo.

Les Journées Québec sont le résultat d’un partenariat entre le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale et le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion ainsi que trois agences de développement économique régionales, soit Québec International, Montréal International et la Société de développement économique de Drummondville.

L.I.C. - Source : MIDI
L'édition imprimée
no. 153, Juillet 2018
3 000 exemplaires. 16 pages.
Disponible dès maintenant.
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À toutes les personnes de plus de 14 ans

Les producteurs agricoles du Québec ont besoin de vous! P

Le Centre d’emploi agricole est en plein recrutement de cueilleurs et de cueilleuses pour la saison des fraises et des framboises 2018 dans la région de la Capitale-Nationale. Les travailleurs seront transportés jusqu’aux fermes de l’île d’Orléans, principalement, où ils y travailleront de 7 à 8 heures par jour. Ce service, offert 7 jours sur 7 si la température le permet, débute dès la mi-juin et se termine à la fin septembre. Le salaire est en fonction du nombre de paniers de fraises et de framboises récoltées.

Profitez de cette opportunité pour vous familiariser avec l’agriculture québécoise et intégrer le marché du travail. Nous accueillons toutes les personnes de plus de 14 ans, sans égard à leurs niveaux de français et de scolarité. Il suffit d’être en bonne forme physique et d’aimer travailler en plein air.

Service d’autobus – Points d’embarquement :

  • - Patro Roc-Amadour au 2301, 1re Avenue, Québec, G1L 3M9
  • - Coin St-Joseph Est et rue Caron (en face de l’église Notre-Dame)
  • - Canadian Tire au 1170, route de l’Église, Québec, G1V 4Y3

Appelez le centre d’emploi au 418 872-7707 pour avoir plus d’informations et pour vous inscrire. L’inscription est obligatoire. Vous pouvez également postuler par courriel à l’adresse suivante: emploi.agricole@quebec.upa.qc.ca.

Nous vous attendons en grand nombre pour participer à la réussite de la saison des fraises et des framboises 2018, les fruits préférés des Québécois! (Source: Audrée Dufour, Centre d’emploi agricole)