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Peut-on parler d’un renforcement de la croyance en terre d’exil? (Photo: LIC)

Devenons-nous plus croyants après l’immigration au Québec?

Le déracinement et la rupture physique avec les proches provoquent tout un bouleversement dans la vie d’une personne qui quitte son pays d’origine. Certains immigrants comblent assez vite ce vide relationnel et la solitude, d’autres cherchent l’énergie et la lumière dans la croyance en Dieu. Mais peut-on parler d’un renforcement de la croyance en terre d’exil?

Mihai Claudiu CRISTEA

Argent frais pour la francisation des immigrants à temps complet et en milieu de travail

Le 19 avril dernier, le gouvernement du Québec a annoncé qu’un montant supplémentaire de 103,5 M$ sera investi pour renforcer la francisation en favorisant la participation à des cours de français à temps complet et en bonifiant l’appui à la francisation en milieu de travail.

Lors de cette annonce, la ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, Mme Kathleen Weil, le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la région de la Capitale Nationale, M. François Blais, le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, M. Sébastien Proulx, ainsi que la ministre responsable de l’Enseignement supérieur, Mme Hélène David, ont souligné toute l’importance de l’apprentissage du français dans le parcours d’intégration des personnes immigrantes accueillies sur le territoire québécois.

«La francisation est la pierre angulaire d’une intégration sociale et professionnelle réussie pour les personnes immigrantes. Nous annonçons aujourd’hui des investissements totalisant des sommes record afin d’offrir des services de francisation toujours mieux adaptés et ainsi rejoindre le plus de gens possible», a déclaré Mme Kathleen Weil, ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion.

Un montant de 93,5 M$ sera octroyé au ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) pour les cinq prochaines années afin de favoriser l’accès et la participation des personnes immigrantes aux cours de français.

Dès le mois d’août 2017, l’allocation de participation aux cours de français à temps complet sera bonifiée pour atteindre 140 $ par semaine. Cela représente une augmentation hebdomadaire de 25 $ pour les travailleurs qualifiés et de 110 $ pour les personnes issues du regroupement familial. À compter de cette date, le MIDI deviendra également la porte d’entrée unique pour les personnes immigrantes admissibles à l’allocation de participation et aux cours à temps complet, qu’ils soient offerts par un partenaire du MIDI ou en commission scolaire.

Le soutien financier versé par le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale (MTESS) pour la francisation en milieu de travail sera également bonifié de 10 M$ sur cinq ans. Ces sommes permettront de favoriser l’intégration et le maintien en emploi des immigrants et des personnes ne maîtrisant pas le français, en plus d’inciter davantage d’entreprises à recourir à ce service. (L.I.C. — Source: MIDI)

Anges gardiens et... détecteurs de fumée

Les quelques prières que je connais, je les ai apprises de ma grand-mère en Roumanie. C’est elle qui m’a appris la prière Notre Père en roumain et deux autres prières plus courtes que j’ai transmises à mon tour à mes enfants au Québec. Celle qui m’a aussi appris comment faire le signe de croix est partie au ciel il y a une douzaine d’années alors que j’étais «au bout du monde» à Québec à la recherche d’un nouveau chemin.

Je n’ai jamais été ce qu’on appelle un pratiquant, mais j’estime qu’après mon immigration au Québec, je suis devenu plus croyant. Je vis avec mes doutes – surtout quand des enfants, des jeunes ou des adultes totalement innocents meurent ici ou ailleurs dans les attentats terroristes, accidents d’autos, tremblements de terre, écrasements d’avion, inondations, crimes atroces ou à la suite de maladies incurables. Je ne comprends toujours pas comment celui que je prie chaque soir pour ma santé et celle de ma famille (et qui est censé comprendre toutes les langues de la Terre) permet autant de souffrances inexplicables. Et pourtant, je continue à prier. Un peu comme un grand ami de Québec originaire du Rwanda qui a survécu au génocide. Il ne cesse pas de croire que la vérité (divine) est au-delà de nous.

Il y a quelques semaines, mes doutes ont été sérieusement ébranlés. J’ai failli mourir seul, intoxiqué par la fumée dans mon petit appartement loué à Québec. (…) Le 25 avril 2017, après une longue journée de travail, je suis revenu chez moi vers 23 h, affamé et épuisé. Et malgré la fatigue, vers minuit, j’ai décidé de me préparer une soupe pour le lendemain. (…)

Pendant que la soupe se trouvait toujours sur la cuisinière, j’ai pris une demi-pilule de somnifère et je me suis allongé sur le lit devant la télévision. C’était avec l’idée de me lever dans les 15 minutes pour arrêter la cuisinière. Et sans le réaliser, à cause de la fatigue, j’ai été emporté rapidement dans un sommeil de plomb. Je me suis réveillé confus vers 3 h du matin dans une fumée épouvantable. Le détecteur de fumée sonnait vaguement (je ne sais pas depuis quand) comme dans un cauchemar. Son voyant rouge clignotant s’apercevait à peine dans la fumée. (…)

Le lendemain, mon premier réflexe a été d’appeler l’administration de l’immeuble pour remplacer le détecteur de fumée que je soupçonne d’avoir été défectueux. Cependant, je me demande presque chaque jour si dans cette nuit éprouvante je me suis réveillé grâce à l’alarme du détecteur de fumée ou à un ange gardien envoyé par le Bon Dieu. Une chose est certaine : je me sens depuis comme un miraculé qui a reçu en cadeau une deuxième vie.

Mihai Claudiu CRISTEA
L'édition imprimée
no. 139, Mai 2017
3 000 exemplaires. 20 pages.
Disponible dès maintenant.
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Pour toutes les personnes de plus de 14 ans

Les producteurs agricoles du Québec ont besoin de vous! P

Le Centre d’emploi agricole est en plein recrutement de cueilleurs et de cueilleuses pour la saison des fraises et des framboises 2017 dans la région de la Capitale-Nationale. Un service d’autobus sera disponible pour les gens de Québec à trois points d’embarquement (Ste-Foy, Basse-Ville et Limoilou). Les travailleurs seront transportés jusqu’aux fermes de l’Île d’Orléans, principalement, où ils y travailleront de 7 à 8 heures par jour. Ce service, offert 7 jours sur 7 si la température le permet, débute dès la mi-juin et se termine en fin septembre. Le salaire est fonction du nombre de paniers de fraises et de framboises récoltés.

Profitez de cette opportunité pour vous familiariser avec l’agriculture québécoise et intégrer le marché du travail. Nous accueillons toutes les personnes de plus de 14 ans, sans regard sur leur niveau de français et de scolarité. Il suffit d’être en bonne forme physique et d’aimer travailler en plein air.

Appelez le centre d’emploi au 418 872-7707 pour avoir plus d’informations et pour vous inscrire. Vous pouvez également postuler par courriel à l’adresse suivante: emploi.agricole@quebec.upa.qc.ca.

Nous vous attendons en grand nombre pour participer à la réussite de la saison des fraises et des framboises 2017, les fruits préférés des Québécois!

Source : Centre d’emploi agricole