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Les chauffeurs de taxi de Québec ont bloqué le boulevard René-Lévesque pour protester contre le passe-droit obtenu par Uber. (Photo: LIC)

Colère, DÉSESPOIR et DÉRAPAGES chez les chauffeurs de taxi de Québec

Le 8 septembre 2016, plusieurs dizaines de chauffeurs de taxi de Québec, en majorité immigrants, ont manifesté devant le ministère des Transports leur colère contre le gouvernement du Québec à la suite d’une entente qui légalise la multinationale Uber en sol québécois. Les manifestants ont qualifié cette entente de «trahison».

Malheureusement, le désespoir de certains d’entre eux a causé des dérapages verbaux qui ont choqué l’opinion publique. (M.C. CRISTEA)

Quand la colère mal maîtrisée provoque des dérapages qui font peur

Je les croise souvent devant la bibliothèque Gabrielle-Roy, dans le trafic ou quand j’arrive à Québec par avion. Ils sont ce qu’on appelle «des minorités visibles», mais en même temps ils forment la majorité de tous ceux qui font ce métier ingrat au Québec. Quand je suis leur client, invariablement, la première question que je leur pose, moi, la minorité invisible, mais bien audible, c’est pour savoir d’où ils viennent. Et ils viennent de partout, mais surtout du Maroc, de la Tunisie et de l’Algérie. Je parle des chauffeurs de taxi, ceux qui en ce début d’automne ouvrent les bulletins de nouvelles à la radio et à la télé et font la une des médias écrits du Québec.

Comme à Québec il n’y a pas encore de bus ou de train et encore moins de monorail pour relier l’aéroport au centre-ville, je suis contraint de recourir presque chaque fois à leurs services. Et, presque chaque fois, j’apprends que celui qui conduit le taxi est soit un ex-ingénieur, soit un ex-enseignant qui n’a pas eu la chance d’exercer sa profession au Québec. Ils ont choisi le taxi comme refuge pour ne pas être obligés de refaire des études, car il fallait vivre ou faire vivre leur famille à Québec. Un ex-médecin chauffeur de taxi je n’en ai pas encore rencontré, mais on m’a assuré qu’il y en a aussi.

Je ressens une sorte de solidarité avec les chauffeurs de taxi de Québec et du Québec qui sont, comme moi, des immigrants à vie. Même si je viens d’apprendre qu’il existe quelques immigrants chez Uber aussi, qui, avec le concours du gouvernement du Québec, n’ont pas à payer le prix d’une maison pour devenir «chauffeur professionnel» en sol québécois.

Il existe sans doute un lien entre le prix ahurissant d’un permis de taxi, qui frôle les 200 000 $, et les tarifs trop grands (à mon avis) des taxis à Québec. Mais l’idée de télécharger la fameuse application Uber ne m’est jamais passée par la tête. Jamais. Peut-être parce que mon increvable téléphone à clavier n’est pas assez intelligent et assez tactile pour la supporter. Ou parce que, je ne sais pas pourquoi, la compagnie Uber ne m’inspire pas vraiment confiance. Même après avoir été légalisée par le gouvernement Couillard, lors d’une nuit des longs couteaux, en jetant les chauffeurs de taxi de toutes origines, Québécois inclus, dans les bras du désespoir et dans un flou total.

Cependant, je ne peux pas cacher ma stupéfaction devant les dérapages verbaux de certains chauffeurs de taxi de Québec emportés par la colère. Une colère mal maîtrisée qui nuit à l’image de tous les chauffeurs de taxi de Québec aux yeux de la population. Car ce n’est pas en hurlant devant les caméras de télévision les yeux sortis des orbites qu’ils auront le public comme allié. Ce n’est pas en menaçant qu’ils vont devenir «des martyrs» pour «faire passer le message» qu’ils sauveront leurs emplois. Tout ce qu’ils vont obtenir avec ces sorties non contrôlées, c’est de faire peur aux gens de Québec qui vont y penser deux fois avant d’appeler un taxi traditionnel par crainte de tomber sur un enragé du volant ou un fou d’Allah.

Cet épisode malheureux, qui n’est pas représentatif des chauffeurs de taxi de Québec, doit rester un dérapage isolé. Sa répétition serait synonyme d’un carambolage...

Mihai Claudiu CRISTEA

Des films provenant de plus
de 20 pays au Festival de cinéma de la ville de Québec P

Du 14 au 24 septembre, le Festival de cinéma de la ville de Québec (FCVQ), présenté par Québecor, prendra d’assaut la capitale nationale, au grand bonheur des amateurs du septième art. Pour sa sixième présentation, l’événement est fier de proposer un magnifique éventail de courts et longs métrages d’ici et d’ailleurs qui saura combler les cinéphiles comme les néophytes.

En plus de mettre en lumière le talent québécois, notamment grâce au film d’ouverture PAYS de Chloé Robichaud et au dernier bijou de Xavier Dolan Juste la fin du monde, qui s’est mérité le Grand Prix du jury à Cannes en mai dernier, le festival est heureux d’offrir une place de choix aux réalisations cinématographiques internationales. Cette année, ce sont des œuvres de plus d’une vingtaine de pays qui seront projetées tout au long de l’événement, incluant la Syrie, la Suède, l’Inde, la Serbie et la Suisse.

Le long métrage brésilien Aquarius de Kleber Mendonça Filho sera projeté au FCVQ le lundi 19 septembre.

La fête du cinéma de la ville de Québec n’en serait pas une sans une remarquable sélection de longs métrages. Parmi les œuvres qui seront projetées lors de cette sixième présentation, soulignons l’excellent film brésilien Aquarius qui a séduit le public lors du dernier Festival de Cannes. Notons également les longs métrages À peine j'ouvre les yeux, en provenance de Tunisie, La montagne magique, de Roumanie, le film français La vache, mettant en vedette l’humoriste Jamel Debbouze et l’acteur franco-algérien Fatsah Bouyahmed, Stories of our Lives, de l’Afrique du Sud, et Sutak, du Kirghizistan, pour ne nommer que ceux-là.

Des courts métrages en provenance de la Russie, des Pays-Bas, de la France, de la Colombie, de la Croatie, de la Belgique, de la République tchèque et des États-Unis se disputeront également les honneurs dans le cadre de la nouvelle section compétitive que sera le «Grand Prix de la compétition internationale – courts métrages». Aussi en nouveauté cette année, le FCVQ donnera carte blanche au Festival international du court métrage de Hambourg qui proposera une sélection de huit courts métrages allemands, tous genres confondus.

Désireux d’offrir un festival accessible à tous, le FCVQ se fait un point d’honneur de sous-titrer la grande majorité des œuvres présentées, en anglais lorsque le film est francophone, et en français lorsqu’il est anglophone.

Pour connaître la programmation complète du sixième Festival de cinéma de la ville de Québec ou pour vous procurer votre CinéPasse FCVQ, visitez le www.fcvq.ca.

L'édition imprimée
no. 131, Septembre 2016
3 000 exemplaires. 20 pages.
Disponible dès maintenant.
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Le père du chanteur d’origine roumaine
Corneliu Montano a besoin de votre aide!

Par le biais de la Communauté Roumaine de Québec et de la chanteuse Catalina Mirica, nous venons d’apprendre que le père du chanteur québécois d’origine roumaine Corneliu Montano, finaliste de Star Académie en 2004), doit subir un traitement urgent aux États-Unis qui pourrait lui sauver la vie. Le père de Corneliu, M. Vasilica Munteanu, a reçu récemment un diagnostic de cancer du pharynx de stade 4 qui demande un traitement extrêmement urgent.

Comme les médecins du Québec lui ont donné seulement 6 à 8 semaines de vie, il existe une chance de sauver la vie de M. Vasilica Munteanu aux États-Unis où il possède encore une assurance médicale partielle. Cependant, malgré ses propres efforts financiers, il lui manque environ 5 000 $ afin de poursuivre ses traitements pour tenter de vaincre le cancer. 
Si vous pouvez faire un don, il sera grandement apprécié!


Vous pouvez faire un don par Virement Interac au nom de Corneliu Montano par le biais de l’adresse courriel catalina.corneliu.presse@gmail.com. 


Il est également possible d’envoyer votre don par chèque (ou par mandat-poste) fait à l'ordre de «l’École de chant Catalina Mirica» et l’envoyer à l’adresse suivante: L’École de chant Catalina Mirica, 1640, rue Damiron, L'Ancienne-Lorette (QC) G2E 2L7. 


Un spectacle-bénéfice pour soutenir cette cause aura lieu le samedi 10 septembre 2016 à 19 h à l'Expo-Théâtre de la Visitation à Québec avec Ca­talina Mirica, Corneliu Montano et d’autres invités surprises. Les billets sont déjà disponibles au prix de 20 $ Vous pouvez acheter vos billets dès mainte­nant en écrivant à catalina.corneliu.presse@gmail.com ou par téléphone au 418 907-9450.

Vasilica Munteanu, Corneliu Montano et Catalina Mirica vous remercient de tout cœur de votre solidarité et de votre soutien. (L.I.C.)