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La journée d’accueil des nouveaux arrivants à Québec a eu lieu en mode virtuel. L’événement a été animé avec charme par Marième Ndiaye et a été parsemé de messages chaleureux et touchants, dont celui du maire Régis Labeaume, (Photo: YouTube)

«Bienvenue à Québec! Bienvenue chez vous!»

Le 5 décembre 2020, la Ville de Québec a été fidèle à sa tradition de souhaiter chaque année la bienvenue aux immigrants récemment installés sur son territoire. Pandémie oblige, la journée d’accueil des nouveaux arrivants a eu lieu en mode virtuel. Animé avec charme et dynamisme par Marième Ndiaye, parsemé de messages chaleureux et touchants, dont celui du maire Régis Labeaume, l’événement a dépassé avec brio la barrière des écrans.

«C’est un honneur que vous nous faites d’avoir choisi notre ville pour vous installer. Vous avez fait un très bon choix parce que Québec est une ville où il fait bon vivre, se divertir et vivre ensemble», a souligné M. Régis Labeaume. «Bienvenue à Québec! Bienvenue chez vous!», a ajouté le maire de Québec. (Mihai Claudiu CRISTEA)

Les « bulles sociales » illusoires

Plusieurs personnes vivant en sol québécois se demandent pourquoi, même si «tout le monde porte des masques», les nouveaux cas de COVID-19 augmentent sans cesse au Québec. La question semble pertinente, mais elle est basée sur une information en bonne partie fausse, celle liée au port généralisé du masque. J’admets que, par conviction ou pour éviter les amendes salées, la très grande majorité des Québécois portent des couvre-visages et des masques (plus ou moins correctement) pendant leurs achats dans les centres commerciaux. Mais la situation est complètement différente dans un grand nombre de milieux de travail et dans de nombreuses écoles du Québec.

Le 2 octobre dernier, Radio-Canada précisait que les cas de COVID 19 dans les écoles du Québec représentaient environ 20 % des cas actifs à travers la province. C’est une des preuves que le concept de «groupe-classe» ou de «classe-bulle» présente des brèches importantes dont le nouveau coronavirus profite largement. Le 18 novembre dernier, le Journal de Québec annonçait à son tour que le tiers des écoles du Québec (soit 1018 sur 2994) avait été touché par la COVID 19. À mon avis, les «classes-bulles» sont une simple illusion de sécurité, surtout celles où le port du couvre-visage n’est pas obligatoire. (…) Heureusement, le gouvernement Legault a fait le bon choix d’exiger que les cégeps, les collèges et les universités situés dans les zones rouges offrent un maximum d’activités d’enseignement à distance.

Les véritables «champions» en matière d’éclosions de COVID-19 sont les milieux de travail. Le 20 octobre 2020, le directeur national de santé publique Horacio Arruda affirmait que presque la moitié (46 %) des éclosions observées au Québec provenait des milieux de travail. (…)

La Santé publique et le gouvernement du Québec ne devraient pas trop s’étonner en constatant que les milieux de travail sont, lors de cette deuxième vague de la pandémie, la principale source d’éclosion. Les règles ne sont pas suffisamment claires. Les employés de bureau se croient à tort dans une sorte de «bulle sociale». Et alors, personne ou presque personne ne porte le masque pendant les heures de travail, sauf parfois si un visiteur (masqué) arrive. Il suffit de faire un tour dans deux ou trois bâtiments abritant des bureaux ou des cabinets de toutes sortes à Québec pour comprendre que le port du masque n’est pas du tout la règle, mais plutôt l’exception. Regardez par exemple les panneaux en plexiglas qui vous séparent de la caissière qui vous accueille à votre banque. Derrière ces panneaux, il y a quatre ou cinq employés en même temps. C’est très rare qu’on les voie porter un masque. Ils se croient eux aussi (et encore à tort) dans une bulle, une bulle carrée. (...)

Malgré l’arrivée des vaccins (qui risque de causer un autre relâchement dangereux), si aux bulles-classes et aux bulles-travail on ajoute les bulles-Noël et les bulles-jour de l’An à géométrie variable, l’hiver sera long et triste au Québec. Toutes ces bulles illusoires nous éclateront en pleine face.

Mihai Claudiu CRISTEA

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Le Groupe d’action contre le racisme propose 25 actions pour un Québec meilleur

Le 14 décembre 2020, le Groupe d’action contre le racisme (GACR), constitué en juin dernier par le gouvernement du Québec, a remis son rapport et ses recommandations au premier ministre du Québec, M. François Legault. Ce rapport a été réalisé et signé, entre autres, par M. Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Mme Nadine Girault, ministre des Relations internationales et de la Francophonie et ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, et M. Ian Lafrenière, ministre responsable des Affaires autochtones.

Sous le titre «Le racisme au Québec: tolérance zéro», le Groupe d’action contre le racisme propose «25 actions concrètes visant à faire progresser le Québec dans la voie d’une société sans racisme». Ainsi, «pour mettre fin aux cas de discrimination policière», il recommande l’interdiction des interpellations policières aléatoires. Le GACR estime nécessaire l’ajout d’intervenants en services sociaux aux corps policiers afin de créer des équipes de patrouille mixtes. Il recommande aussi la mise en place de la formation continue sur la question de la discrimination, du racisme et du profilage pour les corps policiers, les services correctionnels, les constables spéciaux et les autres forces de l’ordre.

Pour éliminer le racisme dans l’accès au logement et pour lutter contre toute discrimination en matière d’habitation fondée sur la race, la couleur, l’origine ethnique ou nationale, le Groupe d’action contre le racisme suggère: de renforcer le traitement des plaintes en matière de racisme et de discrimination en habitation; de mieux informer le public (notamment les locataires et les futurs locataires) du processus de plainte; de mieux informer les locateurs des enjeux relatifs au racisme et à la discrimination.

En ce qui concerne la lutte contre le racisme sur le plan de l’accès à l’emploi, le GACR propose, entre autres, la réalisation d’ententes internationales en matière de reconnaissance des qualifications professionnelles. Il suggère aussi un processus d’évaluation des compétences par les ordres professionnels plus rapide et flexible pour les immigrants concernés par ces arrangements de reconnaissance mutuelle. Le GACR estime nécessaire également: d’augmenter, d’ici cinq ans, le taux de présence des membres des minorités visibles au sein de l’effectif de la fonction publique afin qu’il soit représentatif de celui observé au sein de la population active du Québec; de garantir la présence d’au moins un membre provenant d’une minorité visible au sein de la majorité des conseils d’administration des sociétés d’État d’ici cinq ans; de développer une campagne nationale de sensibilisation contre le racisme; d’inclure le thème du racisme et de la discrimination tout au long du parcours scolaire des jeunes et dans la formation obligatoire lors de la formation initiale des enseignants.

Le Groupe d’action préconise la nomination d’un ministre responsable de la lutte contre le racisme et la mise en place d’une formation obligatoire et continue sur la question du racisme pour les employés de l’État. (L.I.C. — Source: Gouvernement du Québec)

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no. 181, Décembre 2020
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Un mémorial en hommage aux victimes de l’attentat de la Grande Mosquée de Québec

Le 1er décembre 2020, la Ville de Québec a inauguré l’œuvre commémorative dédiée aux victimes de l’attentat de la Grande Mosquée de Québec, survenu en janvier 2017. Une courte cérémonie, autorisée par la Direction de la santé publique de la Capitale-Nationale, a permis aux familles des victimes de découvrir le mémorial.

Intitulée «Vivre ensemble», l’œuvre conçue par l’artiste Luce Pelletier est située de chaque côté de la route de l’Église, à la jonction du chemin Sainte-Foy: une partie au Centre culturel islamique de Québec et l’autre au site patrimonial de la Visitation.

«Ce mémorial est une façon d’exprimer publiquement que la haine ne gagne jamais. Il faut être ouvert au dialogue, à l’amitié et au respect, quelles que soient les origines des gens qui nous entourent», a déclaré le maire de Québec, M. Régis Labeaume, lors de l’inauguration du mémorial.

«En plus de rendre hommage aux victimes, cette œuvre commémorative nous rappelle que l’on ne doit jamais oublier le 29 janvier 2017 et les dangers qui nous guettent quand l’ignorance, la peur et la haine s’emparent de l’âme d’un homme», a souligné dans son allocution le député fédéral de Louis-Hébert, M. Joël Lightbound.

Selon la députée de Jean-Talon, Mme Joëlle Boutin, présente également à l’inauguration, «l’œuvre magnifique créée par l’artiste Luce Pelletier invite notre société, ouverte et pacifique, à l’harmonie et à la solidarité.»

Lors d’une intervention empreinte d’émotion, M. Boufeldja Benabdallah, cofondateur du Centre culturel islamique de Québec, a laissé entendre que le monument réalisé à la mémoire des victimes de la tuerie de la Grande Mosquée de Québec est un rappel douloureux qui honore les victimes et qui nous oblige à mieux communiquer pour mieux vivre ensemble.

L’œuvre «Vivre ensemble» a été financée par la Ville de Québec, Patrimoine canadien et le gouvernement du Québec au coût total de 440 583 $.

(M.C. CRISTEA — Source : Carine Loranger, Ville de Québec)

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Diego Maradona, des larmes et des souvenirs au départ d’une étoile du football

Même si je suis une Argentine à part entière, je n’ai jamais été une fanatique du football. (...) Pourtant, le 25 novembre dernier, je me suis moi-même surprise, lorsqu’en apprenant la nouvelle de la mort de Diego Maradona, j’ai eu les larmes aux yeux. Pendant un instant, je n’ai pas cru que cela était possible. Étant si loin de mon pays, j’avais oublié ce que cette passion pour le football nous faisait ressentir en Argentine, surtout lorsque Maradona jouait.

Étant donné l’importance de cette étoile du football, j’étais curieuse de savoir quel souvenir gardaient d’autres compatriotes qui, tout comme moi, habitent aujourd’hui très loin de leur pays natal. (...)

Jorge Otharan vit présentement en Ontario. Il a eu le plaisir de voir jouer Diego Maradona sur un terrain de soccer et même de le rencontrer en personne. «Il était un vrai magicien sur le terrain. Avoir partagé une fois un barbecue avec lui est, sans aucun doute, l'un de mes souvenirs les plus précieux. J’étais adolescent, et le soccer, comme pour tous les Argentins, avait une place importante dans ma vie. (…) Il est parti et il nous a laissé une partie de l'âme de l'Argentine. Il a rendu beaucoup de gens heureux. Il leur a donné le seul sourire qu'ils n’aient jamais eu dans leur vie. Rendre quelqu'un heureux est très important dans la vie et, c’est pour cette raison-là que Diego ne mourra jamais, il sera éternel.»

Pour Antonio D’Amico, qui vit aujourd’hui à Québec, la mort de Diego Armando Maradona est un coup dur et inattendu. «Maradona était l’idole de ma jeunesse. Je l’ai connu en 1979 dans un stade de football à Buenos Aires. Après le match, on est restés avec mon père dans les gradins pour éviter la foule qui s’entassait à la sortie. C’est en marchant vers la sortie qu’on a croisé Maradona. Je l’ai salué et il m’a salué aussi. J’ai toujours suivi sa vie sportive. J’ai toujours vécu de grandes émotions avec lui dans chaque Coupe du monde à laquelle il a participé. Je n’ai jamais été intéressé par sa vie personnelle qui était toujours très médiatisée. Pour moi, il sera toujours le meilleur footballeur au monde», nous confie M. D’Amico.

Karina SATRIANO, Québec, collaboration spéciale

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