Allure athlétique et sourire discret, Camilo Varela est beaucoup moins bavard que sa conjointe Sara Tapia. Ils partagent la passion du plein air québécois, été comme hiver. (Photo: LIC)

Les PAPILLONS DE L’AMOUR aux cours de français avancé!

L’espiègle Cupidon n’arrête pas de nous surprendre. Ses flèches sans frontières portant la potion magique de l’amour nous ciblent partout: dans les trains ou les avions, à la plage ou au restaurant, sur les réseaux sociaux ou au supermarché. Pour le Colombien Camilo Varela et la Mexicaine Sara Tapia, qui vivent ensemble à Québec depuis quelques années, les papillons de l’amour ont commencé à voler à l’Université Laval durant leurs cours de français avancé.

Mihai Claudiu CRISTEA

Mohamed, Fatima, Mathieu, l’inconnu qui fait peur…

Il est d’une grande tristesse de penser que des talents d’une richesse inouïe soient complètement écartés et ignorés, particulièrement avec cette rareté de main-d’œuvre que l’on vit actuellement dans tous les secteurs d’activités. Il me plait de penser qu’il n’est pas ici question d’une discrimination pleinement volontaire de la part de tous les employeurs qui choisissent de ne pas contacter en entrevue une Fatima ou un Mohamed par simple évitement d’affronter l’inconnu.

L’être humain est ainsi fait: l’inconnu fait peur et la peur, nous tentons de l’éviter à tout prix. Qui plus est, c’est à tort que nous prétendons que tous les Maghrébins sont musulmans pratiquants, alors que nous assumons naturellement que bon nombre de Québécois «de souche» sont catholiques non pratiquants.

Pour avoir eu le privilège de discuter de la question avec des musulmans pratiquants, il est faux de croire que tous les Maghrébins souhaitent et s’attendent à des accommodements religieux de la part de leurs employeurs. Certains vont même jusqu’à refuser les accommodements que leur offre naturellement leur patron.

La pratique d’une religion est à géométrie variable d’un individu à l’autre. Il ne suffit que de prendre la peine de s’asseoir face à face et que chaque partie, employé et employeur, affirme ce qui pour elle est acceptable et incontournable et ce qui ne l’est pas. Cela permettra de voir s’il y a un terrain d’entente possible ou pas.

Que ce soit avec un candidat qui s’appelle Mathieu, Fatima ou Mohamed, ma perception à titre d’employeur, c’est qu’il y a toujours matière à discussion et négociation quant à certains aspects individuels comme les horaires variables, le salaire, les vacances et, pour moi, la notion d’accommodation religieuse (présumant que telle est la peur des employeurs) devrait être abordée de la même façon. (…)

La bonne nouvelle est que nous constatons de plus en plus dans notre travail avec les immigrants et avec les entreprises une ouverture claire de la part de plusieurs employeurs de la région de Québec qui ont accepté d’affronter la peur de l’inconnu pour s’apercevoir plus souvent qu’autrement qu’il n’y a là que des occasions de découvrir des personnes et des talents absolument exceptionnels desquels ils ne veulent plus se priver dorénavant.

Lanie DESROCHERS, directrice générale de l’organisme Option-travail

La première dame d’Haïti exhorte les Haïtiens de Québec à retourner au pays!

EXCLUSIVITÉ. Le 9 juin 2018, au parc de l’Amérique latine de Québec, une vingtaine de personnes majoritairement d’origine haïtienne ont eu la chance de rencontrer la première dame de la République d’Haïti, Mme Marie Étienne Martine Joseph Moïse. L’épouse du président haïtien Jovenel Moïse se trouvait en sol québécois à l’occasion du G7, événement pour lequel Haïti bénéficiait d’une invitation spéciale. Mme Moïse a profité de cette occasion pour déposer une gerbe de fleurs au pied de la statue du héros national haïtien Toussaint Louverture et pour adresser quelques mots aux membres de la communauté haïtienne de Québec. (…)

«Je vous demande, comme vous le faites aujourd’hui, d’avoir toujours Haïti dans vos cœurs. Et le jour où vous le pourrez, de retourner en Haïti. Parce que Haïti a besoin de nous tous, de l’intérieur comme de l’extérieur. Actuellement, elle est en train de souffrir. Mais je sais qu’avec l’aide de ses fils et de ses filles, elle peut être guérie. (…) Maintenant, elle est agenouillée. Elle a besoin de vous pour être debout. Elle vous attend et elle vous espère. Je vous en prie. Revenez!». (...)

Présent à la rencontre, l’écrivain Alix Renaud était visiblement touché: «Cette allocution m’a beaucoup ému. J’ai presque les larmes aux yeux. (…) Si j’avais une dizaine d’années de moins…». Selon M. Jean Moisset, «on ne peut pas ne pas être ému en entendant de telles paroles», comme celles de Mme Moïse. «Il y a déjà des immigrants du Québec qui sont de retour en Haïti. Parfois, cela ressemble à des allers-retours», nous a confié M. Moisset, président de GRAHN-Québec.

Pour le jeune président de l’Association haïtienne de Québec, M. Charles Madet, le discours de la première dame d’Haïti implique une double responsabilité, celle des Haïtiens qui vivent en exil et celle des autorités haïtiennes. «Pour que ce discours provoque un impact positif sur les jeunes de la communauté haïtienne de Québec et de la diaspora haïtienne en général, il faudra réaliser un minimum d’infrastructure en Haïti. Les gens doivent par exemple s’occuper de leur propre énergie électrique ou avoir leur propre eau potable. Il y a un minimum à faire par les autorités si on veut véritablement que les Haïtiens de la diaspora retournent au pays», nous a déclaré en exclusivité M. Madet.

Mihai Claudiu CRISTEA
L'édition imprimée
no. 152, Juin 2018
3 000 exemplaires. 20 pages.
Disponible dès maintenant.
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À toutes les personnes de plus de 14 ans

Les producteurs agricoles du Québec ont besoin de vous! P

Le Centre d’emploi agricole est en plein recrutement de cueilleurs et de cueilleuses pour la saison des fraises et des framboises 2018 dans la région de la Capitale-Nationale. Les travailleurs seront transportés jusqu’aux fermes de l’île d’Orléans, principalement, où ils y travailleront de 7 à 8 heures par jour. Ce service, offert 7 jours sur 7 si la température le permet, débute dès la mi-juin et se termine à la fin septembre. Le salaire est en fonction du nombre de paniers de fraises et de framboises récoltées.

Profitez de cette opportunité pour vous familiariser avec l’agriculture québécoise et intégrer le marché du travail. Nous accueillons toutes les personnes de plus de 14 ans, sans égard à leurs niveaux de français et de scolarité. Il suffit d’être en bonne forme physique et d’aimer travailler en plein air.

Service d’autobus – Points d’embarquement :

  • - Patro Roc-Amadour au 2301, 1re Avenue, Québec, G1L 3M9
  • - Coin St-Joseph Est et rue Caron (en face de l’église Notre-Dame)
  • - Canadian Tire au 1170, route de l’Église, Québec, G1V 4Y3

Appelez le centre d’emploi au 418 872-7707 pour avoir plus d’informations et pour vous inscrire. L’inscription est obligatoire. Vous pouvez également postuler par courriel à l’adresse suivante: emploi.agricole@quebec.upa.qc.ca.

Nous vous attendons en grand nombre pour participer à la réussite de la saison des fraises et des framboises 2018, les fruits préférés des Québécois! (Source: Audrée Dufour, Centre d’emploi agricole)