Dimanche de Pâques horrible au Sri Lanka. Plus de 250 personnes tuées
dans une série d’attentats terroristes anti-chrétiens. Solidaires avec les familles des victimes!
Abdoulaye Coulibaly, nouvel arrivant et sa possible future collègue, Marie-Eve Tremblay, constable au SPVQ (Photo: LIC)

Il rêve de devenir policier de la Ville de Québec!

Abdoulaye Coulibaly est arrivé à Québec en janvier 2019 et malgré la rigueur de l’hiver, il se dit très touché par l’accueil chaleureux des Québécois. Le 13 avril 2019, il a participé à la cérémonie d’accueil des nouveaux arrivants organisée par la Ville de Québec au Centre Vidéotron. Ex-gendarme en Côte d’Ivoire, M. Coulibaly rêve de devenir policier de la Ville de Québec. Il a profité de l’occasion pour se renseigner sur les démarches à suivre afin d’intégrer les rangs du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

Mihai Claudiu CRISTEA

Pourquoi le gouvernement de François Legault ne reculera pas sur la laïcité

À la suite du dépôt du projet de loi no 21 sur la laïcité de l’État le 28 mars 2019, comme on s’y attendait, la Coalition Avenir Québec (CAQ) a dû subir un déluge de critiques. Elles sont d’abord venues du Parti libéral du Québec (PLQ) qui n’arrête pas de tirer à boulets rouges sur le gouvernement Legault qu’il accuse de «diviser les Québécois». D’autres critiques sont venues du premier ministre Justin Trudeau (ce qui n’a rien d’étonnant) et de certains milieux anglophones. Notons aussi une manifestation montréalaise très médiatisée contre le projet de loi réunissant de nombreuses femmes voilées (dont certaines portaient le voile intégral). Le tout a culminé avec une aberrante déclaration du maire de Hampstead, William Steinberg, qui a affirmé en conférence de presse que le projet de loi 21, «c’est du nettoyage ethnique», même si celui-ci «n’est pas fait avec un fusil, mais avec une loi».

Rappelons que le projet de loi 21 envisage l’interdiction du port des signes religieux pour des employés de l’État en position d’autorité, qu’ils soient juges, procureurs de la Couronne, policiers, gardiens de prison, enseignants ou directeurs d’écoles de niveaux primaire et secondaire du réseau public, à l’exception de ceux qui portaient déjà des signes religieux avant le dépôt du projet de loi (on surnomme cela la clause «grand-père» ou clause de droits acquis). Le projet de loi prévoit aussi que tous les services publics au Québec doivent être donnés et reçus à visage découvert, exigence d’ailleurs précisée à l’article 10 de la Loi 62 initiée par le PLQ et dont l’application a été suspendue par la Cour supérieure en 2018. Pour éviter un sort semblable, le ministre québécois de l’Immigration Simon Jolin-Barrette a inclus dans son projet de loi une clause dérogatoire à la Charte canadienne des droits et libertés. Il envisage également la modification de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne pour préciser que «les libertés et droits fondamentaux doivent s'exercer dans le respect de la laïcité de l'État.»

François Legault semble avoir l’ambition de montrer que c’est la CAQ qui va clore (au moins pour cinq ans) le débat qui dure depuis plus d’une décennie pour se distinguer du PLQ et même du Parti Québécois (PQ), ce dernier ayant perdu les élections en partie à cause de sa fameuse charte des valeurs. La nouvelle orientation de Québec solidaire (QS), qui s’oppose maintenant à l’interdiction des signes religieux et qui (à quelques conditions) fait du voile intégral (le niqab et la burqa) un symbole fréquentable, même pour une employée de l’État, ne freinera en aucune façon la CAQ dans sa volonté d’aller de l’avant avec le projet de loi sur la laïcité. Au contraire, même... Les sondages d’opinion confirment d’ailleurs qu’une forte majorité de Québécois est en accord avec le projet de loi 21. C’est un argument majeur pour le gouvernement Legault de poursuivre cette démarche législative. (…)

Mihai Claudiu CRISTEA

Que faire quand l’intégration au Québec passe par la réorientation professionnelle?

Le changement de carrière est parfois une étape incontournable pour intégrer le marché du travail au Québec. Pour les personnes immigrantes, cela arrive souvent en raison de la difficulté à accéder à un ordre professionnel ou parce que le marché de l'emploi est saturé dans leur domaine. Il est souvent difficile de savoir par où commencer pour bien choisir son nouveau projet professionnel.

«Choisissez un travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour de votre vie.» Il y a presque deux siècles, Confucius avait déjà saisi le désir de l'être humain de s'accomplir au travail et d'y être heureux. Il faut donc bien réfléchir à vos champs d'intérêt, par exemple en faisant le bilan de ce qui vous a plu ou déplu dans votre dernière profession, dans vos activités de loisir ou durant vos activités de bénévolat.

Pour bien performer dans un travail, il faut aussi posséder le savoir-être nécessaire. Par exemple, même si vous aimez beaucoup les chiffres, mais que vous avez peu le souci du détail, vous aurez de la difficulté à être un technicien comptable performant! Misez donc sur vos forces sans oublier de bien identifier vos points faibles.

Chercher un travail qui nous ressemble dans le but de s'y accomplir est plutôt typique de la culture québécoise. Il se peut donc que d'autres facteurs liés à votre culture ou à votre situation personnelle motivent votre décision. Réfléchissez à ce qui a guidé votre dernier choix de carrière et ce qui est maintenant important pour vous dans votre décision.

Les perspectives d'emploi et les conditions salariales comptent souvent beaucoup dans la balance, ce qui est très logique. En effet, un changement de carrière vise avant tout à améliorer ses conditions de vie et à éviter de se retrouver au chômage. Il est donc primordial de vérifier si la profession que vous visez est en demande sur le marché du travail. Pour ce faire, vous pouvez entre autres consulter le site web IMT en ligne (Information sur le marché du travail) du Gouvernement du Québec qui vous permettra aussi de confirmer si les tâches vous plaisent et si votre personnalité cadre bien avec ce métier.

Portez aussi bien attention au niveau de scolarité recherché au Québec pour l’emploi visé. Trop souvent, des personnes vont entreprendre des études à un niveau supérieur au diplôme qu'elles ont déjà complété, se retrouvant ainsi surdiplômées pour occuper le métier qu'elles convoitent. L'important est plutôt de choisir la bonne formation qui maximisera vos chances d’atteindre votre nouvel objectif professionnel.

Martine BOUTIN, conseillère d’orientation, Option-travail
L'édition imprimée
no. 162, Avril 2019
3 000 exemplaires. 20 pages.
Disponible dès maintenant.
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