14 mai 2018 : Au moins 58 Palestiniens ont été tués et plus de 2 400 blessés par
des soldats israéliens dans la bande de Gaza. SOLIDAIRES AVEC LA PALESTINE !
Le futur tramway de Québec aura l’air d’un métro sur 3,5 km de son parcours. (Photo: Ville de Québec)

Le tramway, de nouveaux emplois pour des milliers d’immigrants!

Dans le contexte actuel de pénurie de main-d’oeuvre, la réalisation à Québec du projet de tramway et trambus, évalué à 3 milliards $, ne se fera pas sans une forte augmentation du nombre de travailleurs immigrants qui devront être recrutés pour s’installer dans la capitale.

Le chantier, le plus grand de l’histoire de la ville de Québec, s’étalera de 2022 à 2026 et générera entre 12 000 et 19 000 nouveaux emplois directs et indirects. (Mihai Claudiu CRISTEA)

À vous tous, 150 fois MERCI!

J’écris ces lignes sur une colline de Sainte-Anne-de-Beaupré le 1er avril, jour de Pâques, réfugié sur la banquette arrière de mon «bureau» mobile rouge rubis, comme je surnomme à la blague ma voiture de location à long terme. Je me trouve presque à la même hauteur que les deux tours de la fameuse basilique. (…) C’est probablement le meilleur endroit du Québec pour chercher de l’espoir et du support quand on a la sensation que presque tout est perdu.

Même si après trois mois d’absence, j’ai trouvé mon auto prisonnière sous deux mètres de neige et de glace en arrière de la maison d’un compatriote de Québec (et nous avons dû pelleter pendant deux jours pour l’y en extraire), je ne suis pas venu à Sainte-Anne-de-Beaupré pour demander à Dieu de raccourcir l’hiver québécois. Je pense que même pour Lui, ce serait une affaire terriblement compliquée. Car quand il a créé ce coin du monde, pour une raison qui m’échappe (une mauvaise humeur peut-être), il lui a collé sur le dos pour toujours un hiver de six mois. (...)

Je suis allé à Sainte-Anne-de-Beaupré à la suggestion d’une Haïtienne d’origine, la fille du maître des jeux littéraires Roland Dolcé, troublée d’apprendre que la saga juridique du niqab qui me suit comme un fantôme depuis cinq ans met encore une fois en danger l’existence de notre mensuel en cette fin d’hiver.

Je sais bien que Sainte-Anne, celle qui a guéri au fil du temps de nombreux malades considérés incurables par la médecine terrestre, ne connaît pas les détails de mon procès. Je crois cependant qu’elle serait très étonnée d’entendre qu’au Québec un juge de la Cour supérieure (confirmé aveuglement par un autre de la Cour d’appel) décide qu’une personne ayant la face cachée par un niqab noir foncé est «identifiable» sur une photographie de presse «par le port du voile intégral et la présence à ses côtés de son conjoint et de leur enfant» (citation exacte du jugement). Et d’apprendre aussi que celui qui ose publier une telle photo à Québec, en la considérant d’intérêt public, doit être condamné à payer (après avoir dépensé 25 000 $ pour se défendre) 7 000 $ + intérêts à un homme difficilement reconnaissable et à une femme absolument impossible à reconnaître.

Je suis arrivé à la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré avec le moral plus bas que terre. (…) Pourtant, je n’ai pas passé mon après-midi et ma soirée là-bas en espérant un miracle informatique pour débloquer les 9424 $ (tous les fonds disponibles dans mon compte d’entreprise) saisis le 29 mars dernier par un huissier, à la demande de mes deux poursuivants que je n’ai jamais eu les moyens de payer depuis la fin du procès en 2014.

Ce que j’ai demandé dans mes prières (les laïcs et les athées m’en excuseront), c’est que Dieu me donne la santé physique et psychologie pour dépasser ce nouveau moment éprouvant et qu’il m’aide à tourner cette page sombre de ma vie. Mais en attendant un signe des cieux, je dois remercier ici, sur cette terre, au Québec et en Roumanie, tous ceux qui me soutiennent depuis des années et m’encouragent à continuer le mensuel «Les immigrants de la Capitale». (…) À vous tous, je vous dis 150 fois MERCI. Grâce à vous, malgré tout, l’aventure «Les immigrants de la Capitale» continue!

Mihai Claudiu CRISTEA

Trois erreurs importantes à éviter pour se trouver un emploi à Québec dans son domaine

Il n’est pas toujours facile pour un immigrant fraîchement débarqué à Québec de se trouver un emploi dans son domaine. En l’absence de réponses positives des employeurs, le nouvel arrivant peut penser qu’il est victime de discrimination. Pourtant, il arrive souvent que ce soit plutôt en raison de sa façon d’aborder les employeurs ou de chercher un emploi qu’il rencontre des obstacles dans ses démarches. Il y a au moins trois erreurs importantes à éviter.

ADOPTER LA MÊME STRATÉGIE QUE DANS SON PAYS D’ORIGINE

Lors de ses premiers jours au Québec, un nouvel arrivant se rend vite compte des différences culturelles entre son pays d’origine et son pays d’adoption: la façon de saluer, de conduire, etc. Alors, pourquoi chercher un emploi de la même façon dont on le ferait dans son pays d’origine? Dans un pays où l’on retrouve une forte distance hiérarchique et un taux de chômage élevé, le «demandeur d’emploi» enverra probablement sa candidature et attendra la réponse des recruteurs. Au Québec, le «chercheur d’emploi» doit démontrer son esprit d’initiative, sa proactivité et sa motivation en offrant ses services directement aux entreprises pour lesquelles il aimerait travailler. Il appellera l’employeur pour obtenir un rendez-vous afin de lui remettre son CV en personne.

LA SURDIPLÔMATION

Au Québec, les employeurs valorisent deux choses: l’expérience de travail et les compétences. Les diplômes sont généralement indiqués après ces deux rubriques dans le CV d’un candidat. Il n’est pas rare qu’un nouvel arrivant se décourage après quelques semaines de recherche d’emploi infructueuse et en conclue qu’il doit obtenir un diplôme québécois pour favoriser son intégration. Il se tourne habituellement vers un programme d’études d’un niveau supérieur à celui obtenu dans son pays d’origine. Il est alors fréquent qu’il se retrouve surdiplômé pour le poste qu’il convoite. Il est donc plutôt recommandé d’acquérir de l’expérience par le biais d’un stage ou d’un emploi que de suivre des études supérieures en arrivant au Québec.

NE PAS ADAPTER SON CV AU POSTE VISÉ

Dès leur arrivée, les candidats immigrants visent souvent des emplois qui sont inférieurs à leurs qualifications pour entrer sur le marché du travail québécois. Par contre, ils oublient parfois d’adapter leur CV ou leur profil LinkedIn en conséquence. Par exemple, en consultant le CV d’un ingénieur qui postule comme technicien, les recruteurs québécois craignent qu’il n’ait pas le profil recherché, car au Québec, ce sont deux programmes d’études distincts. L’employeur ne veut pas prendre le risque d’engager un employé qui manquera de motivation ou quittera ses fonctions à la première opportunité qui se présentera à lui.

Comprendre la façon de penser des employeurs québécois facilite l’obtention d’un emploi. Le chercheur d’emploi doit donc établir une stratégie et se fixer des objectifs adaptés au contexte culturel québécois et en lien avec son domaine professionnel.

Sandrine GÉRARD, responsable des services en immigration, Option-travail
L'édition imprimée
no. 150, Avril 2018
3 000 exemplaires. 24 pages.
Disponible dès maintenant.
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À toutes les personnes de plus de 14 ans

Les producteurs agricoles du Québec ont besoin de vous! P

Le Centre d’emploi agricole est en plein recrutement de cueilleurs et de cueilleuses pour la saison des fraises et des framboises 2018 dans la région de la Capitale-Nationale. Les travailleurs seront transportés jusqu’aux fermes de l’île d’Orléans, principalement, où ils y travailleront de 7 à 8 heures par jour. Ce service, offert 7 jours sur 7 si la température le permet, débute dès la mi-juin et se termine à la fin septembre. Le salaire est en fonction du nombre de paniers de fraises et de framboises récoltées.

Profitez de cette opportunité pour vous familiariser avec l’agriculture québécoise et intégrer le marché du travail. Nous accueillons toutes les personnes de plus de 14 ans, sans égard à leurs niveaux de français et de scolarité. Il suffit d’être en bonne forme physique et d’aimer travailler en plein air.

Service d’autobus – Points d’embarquement :

  • - Patro Roc-Amadour au 2301, 1re Avenue, Québec, G1L 3M9
  • - Coin St-Joseph Est et rue Caron (en face de l’église Notre-Dame)
  • - Canadian Tire au 1170, route de l’Église, Québec, G1V 4Y3

Appelez le centre d’emploi au 418 872-7707 pour avoir plus d’informations et pour vous inscrire. L’inscription est obligatoire. Vous pouvez également postuler par courriel à l’adresse suivante: emploi.agricole@quebec.upa.qc.ca.

Nous vous attendons en grand nombre pour participer à la réussite de la saison des fraises et des framboises 2018, les fruits préférés des Québécois! (Source: Audrée Dufour, Centre d’emploi agricole)