Dimanche de Pâques horrible au Sri Lanka. Plus de 250 personnes tuées
dans une série d’attentats terroristes anti-chrétiens. Solidaires avec les familles des victimes!
Pour une quinzaine de minutes dans le futur… (Photo: LIC)

Beauté et interculturalisme d’avant-garde au Musée de la civilisation de Québec

Le 1er juin 2019, à l’occasion de l’évènement de clôture du Mois du patrimoine asiatique, le Centre R.I.R.E. 2000 et l’AIPEO Canada nous ont offert deux heures d’interculturalisme d’avant-garde de haut niveau au Musée de la civilisation de Québec. Des musiciens, des artistes multidisciplinaires et des mannequins professionnels ou d’un soir, jeunes ou moins jeunes, originaires d’Afrique, des Antilles, d’Asie, d’Amérique latine et du Québec se sont réunis pour mettre en valeur d’une manière surprenante la beauté et la complexité de la culture asiatique.

Mihai Claudiu CRISTEA

Pour la saison des fraises et des framboises 2019

Les producteurs agricoles ont besoin de vous! P

Le Centre d’emploi agricole est en plein recrutement de travailleurs pour la saison 2019 dans la région de la Capitale-Nationale. Les travailleurs seront transportés jusqu’aux fermes de l’île d’Orléans, de Portneuf et de la Rive-Sud de Québec, où ils y travailleront de 7 à 8 heures par jour. Ce service, offert du lundi au samedi inclusivement si la température le permet, débute dès la mi-juin et se termine fin septembre.

Le salaire peut être payé au rendement ou à l’heure selon le contrat.

Profitez de cette opportunité pour vous familiariser avec l’agriculture québécoise et intégrer le marché du travail. Nous accueillons toutes les personnes de plus de 14 ans, sans regard sur leurs niveaux de français et de scolarité. Il suffit d’être en bonne forme physique et d’aimer travailler en plein air.

Service d’autobus – Points d’embarquement :

  • • Patro Roc-Amadour au 2301, 1re Avenue, Québec, G1L 3M9
  • • Canadian Tire au 1170, route de l’Église, Québec, G1V 4Y3

Inscription obligatoire.
Tous les mercredis de 12 h à 19 h jusqu’au 3 juillet 2019 1310, 1re Avenue, Québec (QC), G1L 3M9

Vous pouvez nous contacter au 418 872-7707 pour de plus amples renseignements. Nous vous attendons en grand nombre pour participer à la réussite de la saison des fraises et des framboises 2019, les fruits préférés des Québécois!

Adoption sous «bâillon» du projet de loi no 9 sur l’immigration

Pour raccourcir le débat qu’il estimait devenir interminable, le gouvernement Legault a choisi d’utiliser le «bâillon» pour adopter le projet de loi no 9 sur l’immigration. Ce dernier a été voté le dimanche 16 juin 2019 à 4 h du matin avec 62 voix pour et 42 contre à la suite de longs échanges entre le pouvoir et l’opposition.

Rappelons que le projet de loi 9, déposé le 7 février 2019 à l’Assemblée nationale par le ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion M. Simon Jolin-Barrette, a été très rapidement contesté en Cour supérieure par l’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration (AQAADI) pour avoir suspendu plus de 18 000 dossiers d'immigration en attente. Par le biais d’une injonction provisoire, le juge Frédéric Bachand de la Cour supérieure a contraint le gouvernement du Québec de reprendre l’analyse des 18 000 demandes de certificats de sélection du Québec (CSQ) que ce dernier voulait abandonner.

«DES MILLIERS DE DOSSIERS D'IMMIGRATION DÉTRUITS»

L’adoption du projet de loi no 9 a relancé la polémique des 18 000 dossiers dont seulement une petite partie a été traitée depuis l’injonction de la Cour supérieure. Les demandeurs d’un CSQ qui n’ont pas eu la chance de recevoir une réponse à leur demande depuis février dernier (et qui veulent toujours s’installer au Québec) devront «repartir à zéro» et présenter une nouvelle demande par l’intermédiaire du système Arrima.

Lors d’une entrevue accordée à l’animateur Franco Nuovo sur les ondes de la radio de Radio-Canada le lendemain de l’adoption du projet de loi no 9, l’avocat Guillaume Cliche-Rivard, président de l’AQAADI, s’est dit déterminé à aller devant les tribunaux pour contester la nouvelle loi si celle-ci commence à être appliquée. «Il y a des milliers de dossiers d’immigration qui vont être détruits. Il y a des familles dont le rêve (d’immigrer au Québec – N.D.L.R.) avait été suspendu depuis les derniers mois. (…) Le ministre de l’Immigration a finalement décidé de maintenir une position qui détruit plusieurs rêves et plusieurs projets, qui met à la poubelle des milliers de dollars pour certains demandeurs», a déclaré Me Cliche-Rivard qui croit que les candidats qui se voient obligés de déposer une nouvelle demande d’immigration via le système Arrima choisiront probablement d’immigrer dans une autre province canadienne ou dans un autre pays.

«LA MODERNISATION DU SYSTÈME D'IMMIGRATION QUÉBÉCOIS»

Au ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI), on ne voit pas les choses de la même façon. On considère la loi no 9 (Loi visant à accroître la prospérité socio-économique du Québec et à répondre adéquatement aux besoins du marché du travail par une intégration réussie des personnes immigrantes) comme étant «une importante étape vers la modernisation du système d’immigration québécois». L’objectif mis de l’avant par le MIDI est la mise en place d’un «système qui permet une réelle adéquation entre les profils des candidats sélectionnés et les besoins du marché du travail» pour contrer la rareté de main-d’œuvre qui touche toutes les régions du Québec.(…)

Le MIDI affirme qu’avant l’adoption de la Loi no 9, les dossiers s’accumulaient dans un inventaire pour un temps moyen d’attente de traitement de 36 mois et que l’ancien système n’était pas adapté à la réalité du marché de l’emploi québécois actuel. «Désormais, les candidats répondant aux besoins du marché du travail pourront être directement invités à présenter une demande de sélection permanente en utilisant la plateforme Arrima. Non seulement les efforts de traitement seront concentrés sur les demandes des candidats ayant un meilleur potentiel d’intégration, mais la venue des personnes sélectionnées sera plus rapide, les délais de traitement passant de trois ans à six mois», promet le MIDI. (M.C. CRISTEA — Sources: Radio-Canada, Le Devoir et le MIDI)

Le parcours de combattant et la réussite d’un pharmacien ivoirien à Québec

Nous avons rencontré Eugène Konan, Ivoirien d’origine, à Charlesbourg, près de sa résidence. Durant une entrevue d’environ 45 minutes, il nous a fait nous rappeler pourquoi on associe souvent l’immigration au courage. C’est probablement parce qu’elle ressemble en quelque sorte à un saut dans le vide...

«Je viens de Côte d’Ivoire. Je suis arrivé à Québec en 2016. Mais je suis retourné au pays pendant six mois avant de m’établir à Québec pour de bon. J’ai une formation de pharmacien obtenue après sept ans d’études universitaires dans mon pays d’origine. J’ai exercé de 2002 à 2016 comme pharmacien avant de venir à Québec», raconte M. Konan.

DÉCHIRÉ ENTRE SA PROFESSION ET L'AMOUR POUR SES PROCHES

Il avait un statut privilégié en Côté d’Ivoire en tant que pharmacien. Alors, pourquoi tout lâcher pour venir s’installer à Québec? «C’est la question qu’on me posait souvent dans mon pays avant de partir et qu’on me pose encore ici, à Québec. La raison de mon immigration a été plus forte que mon statut professionnel. Il fallait que je retrouve ma famille à Québec. Ma femme et nos trois filles étaient déjà à Québec depuis 2014. Elles ont immigré avant moi. Et cela, surtout parce que j’hésitais à quitter la Côte d’Ivoire. J’avais même l’autorisation d’ouvrir ma propre pharmacie en Côte d’Ivoire. Cependant, j’avais une responsabilité, celle de suivre ma femme et mes enfants pour les soutenir», nous confie l’Ivoirien d’origine.

Eugène Konan a compris assez vite que son souhait de travailler comme pharmacien au Québec connaîtrait de nombreux obstacles. (…) En 2016, pour pouvoir payer les factures, M. Konan a travaillé comme manutentionnaire, comme agent de recouvrement et comme aide-cuisinier. Toujours en 2016, il a suivi une formation de courte durée au Centre Fierbourg, ce qui lui a permis de se trouver un emploi de préposé aux bénéficiaires. Mais, c’est une formation en intégration socioprofessionnelle, suivie en 2018 au Centre Louis-Jolliet, qui lui a donné la chance d’un retour inespéré dans son domaine. «Je souhaite féliciter toute l’équipe d’enseignants et d’encadreurs du Centre Louis-Jolliet (un merci tout particulier aux enseignantes Élisabeth Brisson, Hélène Gagnon et Stéphanie Poulin) pour la qualité de cette formation. Elle m’a permis de comprendre de manière générale ce que les responsables d'entreprises québécoises et les recruteurs recherchent. Avec l’aide de mes enseignantes, j’ai réussi à obtenir un stage d’un mois et demi à la pharmacie «Brunet» de la 1re Avenue, dans Limoilou, qui s’est concrétisé (au même endroit) par un emploi de commis de laboratoire en pharmacie».

Après avoir vu son rêve prendre contour, du moins en partie, l’Ivoirien Eugène Konan, qui aura bientôt 50 ans, est en train de consolider son statut professionnel à Québec. Depuis décembre dernier, il suit une formation à temps plein au Centre Fierbourg pour obtenir en 2020 un DEP d’assistant technique en pharmacie. Le soir, il travaille dans sa pharmacie communautaire dans Limoilou. (…)

LES CLÉS DU SUCCÈS

«Pour réussir au Québec quand on est immigrant, j’ai compris qu’il faut avoir non seulement des aptitudes, mais aussi des… attitudes. Je pense que cela prend une certaine dose d’humilité. J’ai eu des moments de découragement. Mais il ne faut pas se décourager et se sentir frustré quand on arrive avec nos gros diplômes et que l’on constate qu’on ne nous embauche pas tout de suite. On doit accepter que les exigences puissent être différentes d’un pays à l’autre. On doit prendre le temps de comprendre comment les gens du Québec font les choses dans notre métier», nous a confié en fin d’entrevue M. Eugène Konan.

Mihai Claudiu CRISTEA
L'édition imprimée
no. 164, Juin 2019
3 000 exemplaires. 20 pages.
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