Nous sommes solidaires avec la Chine, la Corée du Sud, l'Iran, l'Italie, l'Espagne, la France, l'Allemagne, la Suisse, la Grande-Bretagne, les États-Unis et avec tous les pays à travers le monde qui font face à la pandémie de COVID-19.

Tuerie en Nouvelle-Écosse. Solidaires avec les familles des victimes.

L’embarquement pour Athènes à l’aéroport international de Bucarest. C’était le début d’un voyage de retour palpitant et hors de l’ordinaire entre la Roumanie et le Québec. Cinq jours, cinq avions, quatre nuits à l’hôtel et un test obligatoire pour la COVID-19 à l’arrivée en Grèce. (Photo: LIC)

Combattre la pandémie de COVID-19 au sol et au-delà des nuages

Pour ralentir la propagation du nouveau coronavirus, à partir de la mi-mars, les compagnies aériennes ont été contraintes de suspendre d’une semaine à l’autre la majorité de leurs vols, de clouer au sol leurs avions et de mettre à pied la plupart de leurs employés. (...)

En juin dernier, je n’avais que deux choix pour sortir de la Roumanie et tenter de retourner à Québec. Le premier, c’était de voler 4 000 km vers l’ouest jusqu’à l’Atlantique, de Bucarest à Lisbonne, et de retourner 2 000 km vers l’est jusqu’à Francfort, en essayant d’atteindre ainsi un des rares vols d’Air Canada vers Montréal ou Toronto. Le deuxième, c’était d’aller vers le sud, de Bucarest à Athènes, pour tenter d’atteindre encore l’aéroport de Francfort avec un vol direct ou avec une escale à Zurich. J’ai choisi le détour par Athènes. Cinq jours, cinq avions, quatre nuits à l’hôtel et un test obligatoire pour la COVID-19 après l’atterrissage la capitale grecque. (Mihai Claudiu CRISTEA)

Comment j’ai failli me brûler les poumons en essayant de «tuer» le coronavirus

Après l’annulation de mes vols vers le Québec par Air France et par Air Canada, j’ai été contraint de vivre la pire période de confinement obligatoire dans mon pays d’origine, en Roumanie. À force de lire, de regarder et de rédiger jour et nuit des nouvelles sur la COVID-19 et d’être le seul responsable de la famille pour l’achat des aliments quand le vent de panique international vidait les étagères des supermarchés, je me suis réveillé un jour avec un mal de gorge, doublé ensuite d’une toux sèche, puis de douleurs dans la poitrine accompagnées d’un essoufflement bizarre. J’ai eu aussi une perte passagère du goût et de l'odorat. En revanche, même si je prenais ma température plusieurs fois par jour, je n’avais pas de fièvre.

Je pense sincèrement avoir eu une forme légère de la COVID-19. Ma femme (qui me considère comme un grand hypocondriaque) et mes enfants ont des doutes sur ce diagnostic personnel, car aucun d'entre eux n'a eu mes symptômes, même si nous avons vécu jour et nuit confinés dans le même appartement. Mon médecin de famille en Roumanie, qui m’a consulté par téléphone, est du même avis. Mais moi, je sais bien (pour avoir lu et entendu les avis de plusieurs médecins spécialistes au Québec et ailleurs dans le monde) que le SRAS-CoV-2 est un virus très sournois qui frappe certains dans la même famille et en épargne d'autres. D’ailleurs, malgré la prise de la température avant l’embarquement dans les aéroports ou à l’entrée de certains magasins, il faut se rappeler que la fièvre n’est pas toujours présente chez toutes les personnes malades de la COVID-19.

Comme il m’était impossible d’avoir un test pour la COVID-19 malgré mes symptômes, car je n’avais pas le profil standard du moment (voyage en Italie ou contacts avec des gens venus de l’Italie), j’ai tout essayé avec les moyens du bord pour améliorer mon état. Sirop de plantes, pastilles pour la gorge, eau de mer et même des infusions à la tisane bouillante. J’ai essayé ce dernier «remède» (recommandé hélas! par certains médecins) après avoir trouvé sur Internet que les infusions à haute température «tuent» le virus (qui «n’aime pas la chaleur») à 56 degrés Celsius. J’ai heureusement appris assez vite, en creusant un peu plus, que la seule chose que je pouvais réussir en aspirant les vapeurs de tisane à 90 degrés Celsius, la tête recouverte d’une serviette, c’était de brûler mes voies respiratoires et mes poumons!

Deux mois après les symptômes bizarres qui m’en ont fait voir de toutes les couleurs, je pense toujours que j’ai eu la COVID-19. Je me considère chanceux de ne pas avoir vécu cela sur un lit d’hôpital roumain ou québécois aux soins intensifs.

Mihai Claudiu CRISTEA

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Le SPVQ travaille présentement sur l’adoption d’une politique d’interpellations

À la suite de la mort de l’Afro-Américain George Floyd aux États-Unis dans un contexte de violence policière qui a généré une série de manifestations antiracistes dans le monde dont une à Montréal et une autre à Québec, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a fait savoir qu’elle se dotera d’une une nouvelle politique des interpellations. Nous avons voulu savoir dans quelle mesure il y aura également bientôt une nouvelle politique sur les interpellations au Service de police de la Ville de Québec (SVPQ), qui travaille dans un contexte de plus un plus interculturel, pour éviter au maximum le profilage racial.

«Actuellement, le SPVQ ne possède pas de politique spécifiquement reliée aux interpellations. Cependant, l’intégrité, le respect et l’imputabilité caractérisent la conduite des policiers du SPVQ, et ce, peu importe les circonstances. Un policier qui interpelle une personne doit le faire selon les paramètres qui sont régis par les différentes lois, notamment le Code criminel et le Code de procédure pénal, et conformément au code déontologique du Québec. (…) Une formation a d’ailleurs été donnée aux policiers du SPVQ qui traitait des interventions policières dans un contexte interculturel (et) abordant le profilage racial», nous a déclaré M. Pierre Poirier, agent aux communications au SPVQ.

Est-ce que le SPVQ envisage également (tel qu'annoncé par le SPVM) de se doter en 2020 d'une toute nouvelle politique sur les interpellations afin d'éliminer ou diminuer encore plus le profilage racial et la discrimination raciale? «Le SPVQ travaille actuellement sur une politique d’interpellations via l’Association des directeurs de police du Québec (ADPQ) en collaboration avec d’autres corps policiers de la province. Le SPVQ accorde une grande importance à cet enjeu. Nous siégeons depuis 2011 sur le Comité provincial en matière de profilage racial et social piloté par le ministère de la Sécurité publique», nous a répondu M. Poirier. (...)

Questionné par le mensuel «Les immigrants de la Capitale» sur la position de la direction du SPVQ par rapport à un éventuel port obligatoire par les policiers du SVPQ d'une caméra-témoin sur le terrain qui enregistrera leurs interventions, M. Pierre Poirier nous a déclaré ceci: «Nous demeurons à l’affût des meilleures pratiques policières, notamment des conclusions que tirera le SPVM à la suite des démarches qu’ils ont entreprises. Pour les policiers, nous avons tout avantage (à ce) qu’une intervention soit diffusée dans un ensemble et non seulement de manière séquentielle. Nous voyons donc une opportunité à ce niveau.»

Mihai Claudiu CRISTEA

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L'édition imprimée
no. 176, Juin 2020
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